De Brèves

Le fonds vert rwandais change de tête

Lancé en 2012 pour porter l’ambition des autorités rwandaises de faire du pays des Mille Collines une économie sobre en carbone et résiliente au changement climatique d’ici 2050, le Fonds vert rwandais (Rwanda Green Fund) va changer de tête. Dans la foulée de la dernière réunion du cabinet présidentiel, tenue le mercredi 15 juillet, Teddy Mugabo a été nommé directeur général de l’institution, plus connue sous le nom de FONERWA au Rwanda. Jusqu’à présent chef du développement commercial de FONERWA, le nouveau dirigeant aura la tâche de poursuivre les efforts déployés par la précédente direction pour réussir le pari de la transition climatique. Une démarche qui passe notamment par la mise à disposition de ressources financières pour toutes sortes d’initiatives considérées comme « éco-compatibles » : systèmes communautaires prélèvant l’eau de pluie sur les toits, gestion des déchets, logements abordables zéro carbone, centrale hydroélectrique de 500 kW le long de la rivière Gaseke…

Hydrocarbures : l’Ouganda met la main à la poche pour renforcer ses formations locales

Anticipant les besoins grandissant en main-d’œuvre locale qualifiée qui apparaîtront avec le démarrage prochain de l’exploitation pétrolière dans le pays- prévu en 2023- le gouvernement ougandais a acté le déblocage de 5,4 millions de dollars, destinés au renforcement des formations liées aux filières des hydrocarbures (pétrole & gaz). Sur cette enveloppe, 8 milliards de shillings (2,4 millions de dollars) seront consacrés au lancement du Kichwamba Technical College, un établissement public d’enseignement supérieur, qui proposera notamment des formations dans les domaines de la soudure, de la fabrication des métaux, des installations électriques et de la plomberie. La nouvelle institution éducative publique rejoindra ainsi l’Uganda Petroleum Institute de Kigumba, qui était jusqu’à présent la seule institution étatique à produire des techniciens certifiés de niveau international. Les autorités ont par ailleurs appelé le secteur privé à se joindre aux efforts du gouvernement pour proposer rapidement d’autres formations dans ces filières.

Kenya : La filière thé exporte moins

La dernière édition du Commodity Markets Outlook de la Banque mondiale l’avait prédit : dans la foulée de la crise sanitaire du coronavirus, les prix de vente du thé ont piqué du nez partout, en raison de la faiblesse de la demande mondiale. Un constat sans appel que les derniers chiffres en provenance du Kenya, premier exportateur mondial de thé noir, confirment. Selon les données publiées le 10 juillet par le Tea Directorate, le régulateur kényan de la filière, les recettes générées par les exportations nationales de thé ont chuté de 1,3 milliard de shillings (13 millions de dollars) au cours des cinq premiers mois de l’année, l’impact négatif de la crise du coronavirus s’étant traduit par une chute du prix moyen du kilo par rapport à la même période de l’année précédente (de 238 shillings à 223 shillings). Quant aux volumes écoulés, le pays a vendu, entre janvier et mai, six millions de kilos de moins qu’au cours de la même période en 2019, a précisé l’agence publique kényane.

Zambie : la filière cuprifère en progression, malgré la crise sanitaire du coronavirus

Deuxième producteur de cuivre du continent africain, la Zambie continue d’aligner les bons résultats, en dépit de la crise sanitaire du coronvairus. Jeudi 9 juillet, le ministère des Mines a annoncé que la production cuprifère du pays a atteint 342.734 tonnes au cours des cinq premiers mois de cette année ; une hausse de 3,85 % par rapport à la même période en 2019 (330.024 tonnes). Mieux, selon les autorités zambiennes, la production de cuivre devrait continuer à progresser au cours des troisième et quatrième trimestres, et ce en raison de la hausse des cours liée à des facteurs tels que la production croissante de véhicules électriques, qui dépendent du cuivre. Une projection optimiste qui, si est se réalise, confortera encore un peu plus l’importance stratégique du cuivre dans l’économie zambienne : les revenus tirés de l’extraction du minerai représentent 70% des recettes d’exportation du pays.

Les ventes de produits agricoles rwandais boostées par la plateforme d’e-commerce Alibaba

Lancée à Kigali en novembre 2018 comme premier hub africain du e-commerçant chinois Alibaba, la plateforme eWTP (pour « Electronic World Trade Platform ») a réussi son pari d’augmenter significativement les exportations du pays des Mille Collines, notamment vers l’Empire du Milieu. Selon les informations rendues publiques par le géant du commerce électronique chinois, les ventes de produits rwandais en Chine, via eWTP, ont progressé de 124 % en 2019. Au premier rang des articles plébiscités par les consommateurs du pays asiatique, le café et le piment rwandais. Organisée en mai par Alibaba, une récente mise en vente de café rwandais torréfié s’est ainsi soldée par la cession d’environ 1,5 tonne de marchandise en une minute !

Gaz : L’UKEF annoncée dans le tour de table du projet Mozambique LNG

Estimé à 25 milliards de dollars, le méga-projet de construction du terminal de liquéfaction et d’exportation de gaz Mozambique LNG, piloté par le français Total, s’est trouvé un nouveau soutien financier. Selon l’agence d’information Reuters, qui a rapporté l’information ce lundi 29 juin, l’agence britannique de crédit à l’exportation UK Export Finance (UKEF) serait ainsi prête à participer au financement du projet, a indiqué une source proche du dossier. Quant au montant possible accordé, les fonds engagés dans l’opération pourraient être « d’environ 800 millions de dollars », a précisé la source précitée. Contactée par Reuters pour confirmer (ou infirmer) cette intention, une porte-parole de l’agence britannique a pour sa part indiqué que « l’UKEF ne peut pas commenter les spéculations sur les transactions potentielles pour des raisons de confidentialité commerciale ».

Cacao : la Côte d’Ivoire renforce ses capacités de transformation et de stockage, aidée de l’allié chinois

Déterminées à valoriser au mieux le cacao national, encore trop souvent vendu à l’état brut, les autorités ivoiriennes ont acté une série de projets destinés à renforcer les capacités de transformation et de stockage du pays : la construction de deux nouvelles usines de broyage de cacao et d’une dizaine d’entrepôts a ainsi été validée par le ministère de l’Économie et des Finances. Quant au financement de ces installations, selon des sources rapportées par l’hebdomadaire Jeune Afrique, il devrait être rendu possible par le biais d’un emprunt « d’environ 330 millions d’euros » auprès d’opérateurs chinois, déjà actifs dans la filière cacao ivoirienne. Le plus connu d’entre est l’entreprise publique chinoise China Light Industry Design Co Ltd, qui avait déjà signé en décembre un accord similaire avec le Conseil café-cacao pour la construction d’usines de transformation de cacao et d’entrepôts de stockage, à Abidjan et à San Pedro.

Sénégal : la junior australienne FAR en défaut de paiement

La junior australienne FAR a annoncé le 24 juin aux autorités de la bourse de Sydney, où elle est cotée, qu’elle se mettait en défaut de paiement en raison de ses engagements financiers sur le projet pétrolier sénégalais offshore de Sangomar, dont elle est actionnaire à 15 %, aux côtés de sa compatriote Woodside (35 %), de l’écossaise Cairn Energy (40 %) et de l’agence publique sénégalaise Petrosen (10 %). Selon les termes du communiqué, cette défaillance intervient à la suite d’un appel de fonds émis en mai 2020 par Woodside pour le mois de juin 2020 et d’un retard de paiement de 100 millions de dollars de FAR, qui disposait d’un délai d’un mois pour régler cet appel de fonds, conformément à ses obligations. L’entreprise dispose de six mois pour payer ses dettes. Au-delà de ce délai, FAR se verra contrainte de renoncer à sa participation dans le projet sans compensation.

Sénégal : Woodsite confirme que le projet pétrolier de Sangomar démarrera bien en 2023

Confronté à la chute des prix du gaz en cette période de crise, et à des rumeurs persistantes de report de ses plans d’investissements au Sénégal, l’australien Woodside a rappelé le 23 juin que son projet phare de Sangomar démarrera bien en 2023, comme prévu. Une annonce qui sonne comme une mise au point, certains analystes ayant indiqué récemment que l’entrée en production du puits ne se ferait probablement pas avant 2025, en raison de l’impact du coronavirus sur le secteur. « Avec nos partenaires, nous travaillons avec les contractants du projet et le gouvernement de la République du Sénégal pour optimiser les dépenses à court terme tout en protégeant la valeur globale de l’investissement et livrer le premier pétrole en 2023 », a précisé la direction de la firme dans son communiqué.

RDC : le canadien Banro vend sa mine d’or de Namoya

Las du contexte sécuritaire problématique dans l’Est de la République démocratique du Congo, le groupe aurifère canadien Banro a annoncé mardi 23 juin la cession prochaine de sa mine de Namoya à un consortium d’investisseurs comprenant notamment l’opérateur chinois Baiyin International Investment. Plus tôt, en février, Banro avait de fait confirmé son intention de vendre le complexe minier de Namoya- au besoin avec une importante décote- après que des attaques répétées des milices locales congolaises aient forcé la société à suspendre ses activités sur plusieurs de ses sites, tous situés dans l’Est du pays. Bien que le montant de la transaction n’ait été dévoilé, le groupe canadien a toutefois précisé qu’il recevra une redevance pour toute la production aurifère à venir issue du site de Namoya. L’accord est néanmoins encore soumis à l’approbation finale du gouvernement congolais.

Pétrole : ConocoPhillips de retour au Maroc

La société pétrolière américaine ConocoPhillips, par le biais de sa filiale Conocophillips Morocco Ventures (CMV), vient de se voir attribuer par l’office marocain des hydrocarbures et des mines (ONHYM) un périmètre d’exploration offshsore dans la région de Mesorif (nord du pays), une zone qui déjà fait l’objet de plusieurs découvertes d’hydrocarbures. L’information a été rendue publique le 12 mai par l’ONHYM, qui s’est félicité, dans son communiqué, que « cette signature marque une nouvelle entrée de ConocoPhillips dans le royaume chérifien depuis la fusion de Conoco et Phillips en 2001». L’institution publique chérifienne a par ailleurs précisé que le permis d’exploration couvrira une période de deux ans, CMV devant effectuer des études géologiques et géophysiques pendant la première année et l’acquisition de données 2D pendant la seconde année.

Ghana : Le Cocobod, mauvais payeur

Deuxième productrice mondiale derrière sa voisine ivoirienne, la filière cacaoyère du Ghana (850 000 tonnes par an) traverse une mauvaise passe financière. Selon des indiscrétions rapportées par l’agence d’information financière Bloomberg, le Cocobod, l’autorité ghanéenne de régulation du secteur, a multiplié les impayés au cours des dernières semaines auprès des sociétés agréées pour l’achat de cacao, qui lui livrent les fèves après collecte auprès des producteurs. Des créances dues qui selon les sources citées par le média américain, atteindraient des arriérés cumulés de près de 1,2 milliard de cédis (210 millions de dollars). En cause, la chute des prix du cacao et la désorganisation des chaînes logistiques mondiales, dans le sillage de la crise du coronavirus, qui ont durement affecté le régulateur de la filière cacao ghanéenne. Contactée par Bloomberg, la direction du Cocobod s’est toutefois voulue rassurante, expliquant que « les ventes sont en cours de normalisation » et que toutes les dettes seront payées « dans les prochaines semaines ». Affaire à suivre…

Guinée : la BAD accorde 3 millions de dollars aux filières des énergies vertes et du miel

La Banque africaine de développement (BAD) a avalisé le financement en Guinée de trois nouveaux projets, notamment dans les énergies vertes et l’appui à la compétitivité de la chaîne de valeur du miel, a-t-on appris ce jeudi 11 juin. S’agissant du volet énergies renouvelables, le programme de développement des mini-réseaux verts en Guinée viendra en particulier en appui à l’Agence guinéenne pour l’électrification rurale (AGER) dans la mise en place de projets de 57 mini-réseaux verts dans le pays. Quant au soutien à la filière miel guinéenne, le projet d’appui à la compétitivité de cette chaîne de valeur a pour objectif d’accroître les revenus de ses acteurs, notamment les femmes. Au total, c’est près de 3,2 millions de dollars de nouveaux financements qui seront accordés, portant le total des projets financés par la BAD dans le pays à 556 millions de dollars.

La Guinée signe la convention du projet de Simandou

Comme annoncé récemment dans nos colonnes, la convention de base pour l’exploitation des blocs 1 et 2 du Mont Simandou par le consortium guinéo-chinois Société minière de Boké (SMB-Winning) a été officiellement signée ce mardi 9 juin par le ministre des Mines, Abdoulaye Magassouba, ce dernier évoquant « une étape importante dans le développement du secteur minier guinéen ». L’accord, qui devrait concrètement se traduire par le démarrage du plus grand projet d’exploitation minière industrielle du pays, comprend notamment la construction d’une voie ferrée de 650 km et d’un port en eau profonde. Le coût total du projet est estimé à 14 milliards de dollars et devrait rapporter 15 milliards de dollars de recettes cumulées à la Guinée sur les 25 ans de sa durée de vie.

Le Togo, premier exportateur de produits agricoles bio de la CEDEAO vers l’UE

Considérée comme l’une des priorités du Plan national de développement, la filière agricole togolaise peut d’ores et déjà se féliciter d’une première victoire symbolique : selon les derniers chiffres publiés par la Commission européenne, le Togo est devenu en 2019 le premier exportateur de produits agricoles bio de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) vers l’Union européenne (UE) et le second à l’échelle du continent, après l’Egypte. Mieux, le petit pays d’Afrique de l’Ouest (56 000 km2 pour 8,6 millions d’habitants) a vu ses volumes expédiés vers l’UE plus que doublé (+ 102 %) entre 2018 et 2019, ses exportations de produits agricoles biologiques vers cette destination passant de 22 000 tonnes à près de 45 000 tonnes sur la période.

Libye : la NOC confirme la reprise d’activité de deux champs pétroliers

La National Oil Corporation (NOC), la compagnie pétrolière nationale libyenne, a confirmé lundi 8 juin la reprise de la production des champs de Sharara et El feel suite au retrait des forces de Khalifa Haftar, le maréchal dissident qui s’oppose au gouvernement d’accord national siégeant à Tripoli. Selon l’agence d’information Reuters, qui cite deux ingénieurs pétroliers de la NOC, le champ pétrolifère d’El Feel délivre actuellement une production de 12 000 barils par jour ; un niveau qui devrait être porté à 70 000 barils par jour dans les 14 jours. Quant au champ de Sharara, sa production a recommencé avec 30 000 barils par jour ; un volume qui va être progressivement porté à son plein potentiel (300 000 barils/jour) au cours des trois prochains mois. Une bonne nouvelle assurément pour les finances publiques libyennes : dans son dernier communiqué, la NOC a ainsi rappelé que l’effondrement de la production d’hydrocarbures et la fermeture des ports pétroliers depuis le début de l’année ont fait perdre 5,3 milliards de dollars de recettes au pays.

Les revenus mondiaux du secteur pétrolier pourraient plonger de 40 % en 2020, selon le cabinet Rystad Energy

Actée le 6 juin par les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs alliés de l’alliance OPEP +, la prolongation de la réduction de la production d’or noir pourrait ne pas suffire à relancer à court terme la filière. Dans une note publiée dans la foulée de l’annonce de l’OPEP +, le cabinet spécialisé Rystad Energy estime ainsi que les revenus du secteur des hydrocarbures pourraient plonger de 40 % en 2020, par rapport à 2019. Un effondrement qui, s’il se confirme, pourrait se traduire par une réduction de 25 % des investissements dans le secteur au premier semestre 2020, à 410 milliards de dollars, pronostique Rystad Energy.

L’IDA accorde un crédit de 160 millions de dollars aux filières agricoles béninoises

Branche de la Banque mondiale dédiée aux pays pauvres, l’Association internationale de développement (IDA) a approuvé un crédit de 160 millions de dollars en faveur du Bénin afin accroître la compétitivité de ses filières agricoles, en particulier celle de l’ananas et de la noix de cajou à l’exportation. L’institution a indiqué notamment que près de 10 000 hectares de plantations d’ananas et 135 000 hectares de plantations de noix de cajou vieillissantes seront remplacés ou nouvellement développés. Quant au volet logistique, les financements décaissés serviront en partie à la construction d’un terminal de fret pour l’entreposage frigorifique des produits périssables et à la réhabilitation de 1 200 km de routes.

En dépit du Covid-19, la sécurité alimentaire africaine devrait être préservée, selon le Cirad

En dépit de la crise sanitaire du Covid-19, la sécurité alimentaire d’une bonne partie du continent africain devrait être sauvegardée. Telle est en substance la conclusion de la dernière étude publiée par le Cirad, le principal organisme de recherche agronomique français. Rendue publique le 2 juin, la note souligne la relative résilience des pays côtiers d’Afrique de l’Ouest — Côte d’Ivoire, Bénin, Togo, face au choc provoqué par l’épidémie de Covid-19. Pour l’expliquer, les équipes du Cirad notent, en premier lieu, que « ces pays produisent beaucoup de manioc, plantain, igname et sorgho qui sont des cultures peu intensifiées et ne mobilisant que très peu d’engrais et de pesticides ». Par ailleurs, et à l’exception de la culture cacaoyère en Côte d’Ivoire et au Ghana, qui a recours à une main d’œuvre frontalière, « la main d’œuvre agricole est restée disponible dans les zones de production malgré les restrictions des déplacements de quelques semaines – couvre-feu, blocus de certaines villes », constatent les auteurs de l’étude. Autant de facteurs qui font qu’au final, « la crise sanitaire aura probablement peu d’impact sur [la production alimentaire de ces pays ]», pronostique le Cirad. Affaire à suivre…

L’ivoirien Palmci dévoile une perte annuelle de plus de 5 milliards de francs CFA

Palmci, le fabricant ivoirien d’huile de palme a dévoilé une perte nette de 5,562 milliards de francs CFA (8,3 millions d’euros) au terme de son exercice 2019. Un résultat certes négatif mais en amélioration significative par rapport à 2018, où la société avait annoncé une perte record de 12,612 milliards de francs CFA (18,2 millions…

Le Mali a produit 700 000 tonnes de coton pour la saison 2019/2020

La Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT), l’entreprise publique qui pilote l’ensemble de la filière coton au Mali, a annoncé lundi 1er juin que le pays a produit 700.000 tonnes de coton pour la saison 2019/2020, un chiffre en progression de 6,6 % par rapport à la campagne précédente. Quant à l’objectif visé pour la saison 2020/2021, le directeur général de la CMDT, Baba Berthe, a indiqué tabler sur un volume attendu de 820.000 tonnes. De quoi conforter un peu plus la place du Mali parmi les principaux pays producteurs d’or blanc d’Afrique subsaharienne, aux côtés notamment du Burkina Faso et du Bénin.

Cameroun : la Société nationale des hydrocarbures anticipe une baisse de 70 % de ses recettes

Durement touchée par la chute des prix du pétrole, la Société nationale des hydrocarbures (SNH) du Cameroun a fait savoir au gouvernement qu’elle ne pourra garantir que 30% des recettes initialement prévues dans la Loi de finances 2020, soit une contraction de 70 % de ses revenus. L’information a été relayée par les médias locaux ce lundi 1er juin. Pour rappel, 443 milliards de francs CFA (660 millions d’euros) de recettes pétrolières avaient été budgétisées dans la Loi de finances 2020, votée par le Parlement en novembre 2019. La réduction évoquée des recettes (-70 %) pourrait donc se traduire par un manque à gagner de plus de 300 milliards de francs CFA (460 millions d’euros), qui sera définitivement chiffré dans le cadre de La loi de Finances rectificative, attendue au cours de ce mois.

Coronavirus : Sibanye-Stillwater annonce 51 nouveaux cas positifs parmi ses employés

Le groupe aurifère sud-africain Sibanye-Stillwater a annoncé jeudi 28 mai avoir détecté 51 nouveaux cas positifs au Covid-19 dans ses opérations de Rustenburg, en Afrique du Sud. Dans son communiqué, l’entreprise a précisé qu’elle avait procédé à cette série de nouveaux tests après que deux de ses employés travaillant sur le site de Thembelani (Afrique…

Le Burkina a produit 464 000 tonnes de coton graine au titre de la campagne 2019/20

Dévoilées en Conseil des ministres le 27 mai, les premières estimations de la production nationale de coton graine ont été chiffrées à 464 000 tonnes au titre de la campagne 2019/20 ; un volume global en hausse de 6,7% par rapport aux 434 717 tonnes de la campagne précédente. L’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB) avait pour sa part tablé, fin avril, sur une production autour de 500 000 tonnes (coton biologique inclus). Toutes les zones de production n’ont cependant pas bénéficié de la même tendance haussière. Si les zones Faso Coton et Sofitex enregistrent une hausse respective de 4 et 16% de leur production par rapport à la campagne 2018/19, la zone Socoma a en revanche vu la sienne se contracter de 31%.

Ouganda : le chinois CNOOC ne s’opposera pas à la reprise des actifs de Tullow par Total

Annoncée fin avril, la cession par Tullow Oil de la totalité de sa participation au français Total dans le projet du lac Albert, en Ouganda, s’approche un peu plus de sa conclusion. Jeudi 28 mai, le chinois CNOOC, troisième partenaire de ce projet, a annoncé qu’il n’exercera pas son droit de préemption lui permettant d’acquérir les actifs de Tullow ; une clause qui aurait permis à l’entreprise publique chinoise de racheter la participation du britannique dans l’éventualité où celui-ci se retirerait du projet. En procédant ainsi, CNOOC valide ainsi la transaction conclue en avril entre Tullow et Total. Reste désormais à obtenir l’approbation des actionnaires de Tullow et l’aval définitif des autorités ougandaises.