De Brèves

Guinée : BSGR veut rouvrir une procédure arbitrale contre son ex-partenaire Vale

Condamné en avril 2019 à verser 1,25 milliard de dollars à son ex-partenaire brésilien Vale pour « fraude et violation de garantie » dans l’affaire de l’exploitation du gisement de fer de Simandou, la société minière Benny Steinmetz Group Resources (BSGR) chercherait à rouvrir une procédure d’arbitrage auprès d’un tribunal américain, rapporte ce lundi 25 mai l’agence d’informatio Reuters. Selon le groupe de l’homme d’affaires israélien Benny Steinmetz, Vale était conscient de la possibilité de corruption ou de « signaux d’alerte » lorsque les entreprises se sont associées en 2010 pour développer le projet Simandou, le plus grand gisement de fer africain encore inexploité. Une ligne d’accusation que rejette Vale, la direction du groupe brésilien se disant confiante, dans un communiqué publié vendredi 22 mai, que « cette nouvelle procédure [d’accusation] continuera d’être rejetée par n’importe quelle cour ou tribunal, compte tenu de l’ensemble des efforts de diligence de Vale et des moyens extraordinaires que Steinmetz a entrepris pour dissimuler sa fraude».

Telcar Cocoa et Cargill s’allient pour assurer une traçabilité complète du cacao camerounais

L’entreprise de négoce Telcar Cocoa, leader des exportations de cacao au Cameroun avec près de 30 % du marché, va instaurer prochainement un système de traçabilité complète de sa chaîne d’approvisionnement. Une avancée rendue possible grâce à l’aide son partenaire, le géant américain Cargill qui, dans son dernier rapport annuel, a confirmé vouloir « établir [au Cameroun ] des partenariats avec des organismes de certification tiers. Une approche qui s’applique aussi bien à notre chaîne d’approvisionnement directe, […] qu’à notre chaîne d’approvisionnement indirecte », précise la firme, qui indique par ailleurs viser une traçabilité à 100 % des fèves de cacao d’ici 2030.

La Banque Nationale de Développement Agricole du Mali publie de solides résultats 2019

Premier partenaire financier du monde rural au Mali, la Banque Nationale de Développement Agricole du Mali (BNDA) a réalisé un résultat avant impôt de 12,3 milliards de F CFA (18 millions d’euros) et un résultat net de près de 10 milliards de FCFA (15 millions d’euros) en 2019, un chiffre en progression de 11% par rapport à l’exercice précédent, a annoncé la direction de l’établissement cette semaine qui relève par ailleurs que cette bonne performance a été réalisée « malgré un contexte difficile marqué par la rareté et le renchérissement des ressources financières et la crise sécuritaire accentuant l’insolvabilité des clients ». Quant aux financements accordés à la filière agricole nationale, la BNDA indique avoir injecté 267 milliards FCFA en 2019, dont 80 milliards de F CFA spécifiquement dédiés au financement des équipements et de l’habitat des particuliers.

Gaz : Total sécurise un financement de 14 milliards de dollars pour son projet Mozambique GNL

Le groupe énergétique français Total a sécurisé un financement de 14,4 milliards de dollars pour son projet de gaz naturel liquéfié au Mozambique, a rapporté ce jeudi 21 mai l’agence d’information Reuters. Selon les sources citées par Reuters, les fonds levés auraient été obtenus via un pool bancaire international d’une vingtaine d’établissements financiers. Il n’a toutefois pas été précisé le nom des banques impliquées dans l’arrangement financier. Quant à Total, sa direction n’a pour l’heure pas confirmé ces informations. Acquise en septembre 2019 avec les autres actifs africains de l’américain Anadarko, la participation de Total (26,5 %, détenus aux côtés du mozambicain ENH, du japonais Mitsui et de l’indien ONGC Videsh) dans le mégaprojet gazier Mozambique GNL devrait permettre à celui-ci de renforcer considérablement ses positions dans le gaz. La production devrait démarrer en 2024.

Qatar Petroleum débarque dans l’offshore ivoirien

Qatar Petroleum (QP), la compagnie publique qatarie, va faire son entrée dans l’offshore ivoirien, au côté du français Total avec qui il exploitera les permis pétroliers CI-705 et CI-706. Les deux blocs sont situés entre 1 000 et 2 000 mètres de profondeur, au large de Grand Lahou et de Fresco, à l’Ouest d’Abidjan. Les permis susmentionnés avaient été attribués à Total en mai 2019, l’entreprise française prenant dans la foulée l’engagement d’investir 90 millions de dollars lors de la phase initiale d’exploration. Selon les termes de l’accord, déjà validé par le gouvernement ivoirien, Total cèdera 45 % de sa participation, qui jusque-là était de 90 % sur les deux périmètres. Le reliquat (10 %) continuera d’être contrôlé par l’État ivoirien.

Total renonce aux actifs ghanéens d’Occidental

Le pétrolier français Total a annoncé ce lundi 18 mai qu’il « ne poursuivra pas la réalisation de l’acquisition des actifs d’Occidental Petroleum au Ghana ». Une décision que la major européenne a justifié par le fait que la reprise des actifs au Ghana était « conditionnée à la réalisation de la cession des actifs algériens ». Or, « Occidental a informé Total que, dans le cadre d’un accord avec les autorités algériennes sur le transfert des intérêts d‘Anadarko à Occidental, Occidental ne serait pas en mesure de céder ses intérêts en Algérie », a rappelé la direction de Total, faisant allusion à l’opposition des autorités algériennes au projet de reprise des actifs pétroliers d’Anadarko par Total dans le pays. Positif, le PDG de Total, Patrick Pouyanné a toutefois souligné que « cette décision de ne pas poursuivre l’acquisition des actifs au Ghana confort[era] l’effort du Groupe dans la maîtrise de ses investissements nets cette année et perme[ttra] de conserver des flexibilités financières pour faire face aux incertitudes mais aussi aux opportunités créées par l’environnement actuel ».

La Banque mondiale accorde un crédit de 150 millions de dollars à la filière agricole sénégalaise

Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé, via l’Association internationale de développement (IDA), une facilité de crédit de 150 millions de dollars pour renforcer l’agriculture sénégalaise et la sécurité alimentaire du pays dans le contexte de la pandémie du Covid-19. Les fonds débloqués devraient notamment servir à stimuler la productivité de l’agriculture afin d’accroître les exportations de cultures à haute valeur ajoutée comme les arachides décortiquées et les produits horticoles, mais aussi à soutenir la filière de l’élevage. La Banque mondiale a par ailleurs précisé qu’une partie de l’aide accordée sera affectée à la mise en place de politiques plus efficientes de prix et de quotas.

Energie : le français Engie veut se désengager de l’Afrique

Très présent en Afrique sur les segments du off-grid et du photovoltaïque, l’énergéticien français Engie préparerait une série de cessions. Parmi les actions envisagées, la sortie « d’une douzaine de pays d’Afrique » serait notamment envisagée, a précisé la direction du groupe lors de la présentation des résultats du premier trimestre 2020, le 12 mai. Une annonce qui semble acter un recentrage de l’entreprise sur ses bases européennes, après des années d’expansion à l’étranger. En septembre 2019, Engie avait notamment finalisé l’acquisition de l’allemand Mobisol, faisant du groupe français l’un des leaders du marché des installations solaires hors-réseau sur le continent africain.

Gaz : l’opérateur Nigeria LNG desservira désormais son marché domestique

Patron emblématique de l’opérateur Nigeria LNG (NLNG)- le premier producteur de gaz naturel liquéfié (GNL) d’Afrique- Tony Attah a confirmé que, pour la première fois de son histoire, l’entreprise qu’il dirige vendra prochainement une partie de sa production sur son marché domestique, le Nigeria. L’annonce a été faite par le dirigeant ce mardi 12 mai, en marge d’un forum organisé par la Nigerian Gas Association- l’organisation faîtière de l’industrie gazière nigériane- et intervient dans un contexte marqué par la crise du coronavirus et l’effondrement consécutif du cours des matières premières. Exportant jusqu’à présent 100 % de sa production, NLNG fait ainsi le pari de servir des clients plus proches de lui géographiquement, une approche qui lui permet notamment de réduire ses coûts logistiques.

Afrique du Sud : la vente de la division amidon de Tongaat Hulett menacée de capoter

Annoncée début mars, la vente par le sucrier sud-africain Tongaat Hulett de sa division amidon est dans l’impasse. Proposée pour 5,35 milliards de rands (290,70 millions de dollars) au groupe industriel Barloworld, lui-même originaire de la nation Arc-en-ciel, la cession de cette branche d’activité bute aujourd’hui sur les termes fixés lors de la signature de l’accord. Parmi ces conditions, la clause de « material adverse changes (changement défavorable significatif, MAC) » que l’acquéreur a actionné en raison de l’impact attendu de la pandémie de Covid-19 sur l’activité économique. Dans son communiqué, publié le 12 mai, Barloworld estime ainsi que la pandémie de coronavirus entraînera une baisse de plus de 80 % des bénéfices d’exploitation de la division amidon de Tongaat Hulett pour l’exercice fiscal en cours. Une chute significative qui justifie selon l’acheteur, une révision des termes initiaux de l’accord. La direction de Hulett, qui conteste pour sa part cette démarche, a de son côté annoncé que le litige sera tranché par une tierce partie indépendante, dans le cadre d’une procédure d’arbitrage.

Cameroun : l’UE prolonge de 2 ans son appui à la filière banane

Mises en place par l’Union européenne, les mesures d’accompagnement banane (MAB) visant à appuyer la filière de la banane camerounaise vont être prorogées jusqu’en 2022, à la demande du gouvernement camerounais, a-t-on appris ce jeudi 12 mai. « Les entreprises concernées disposent de deux années de plus pour achever les actions engagées pour améliorer la productivité des plantations et améliorer la compétitivité de la filière », a pour leur part précisé les services de la Commission européenne.Dans le détail, les MAB au Cameroun centrent notamment leurs appuis sur la modernisation de la culture de la banane au moyen d’équipements tels que les groupes électrogènes, les systèmes d’irrigation… Autre programme phare qui devrait bénéficier des fonds alloués par les MAB, l’extension du terminal fruitier du port de Douala. Autant de mesures qui devraient permettre à la filière banane camerounaise de consolider sa position sur le marché mondial (244 millions de dollars exportés en 2018).

Vers un déficit mondial de platine et de palladium en 2020 ?

Dans une étude publiée le 8 mai, Bank of America Merrill Lynch Global Research prévoit qu’il y aura cette année un déficit mondial d’offre de platine et de palladium, conséquence directe de l’arrêt temporaire qu’a connu l’industrie minière sud-africaine- premier producteur mondial de ces deux métaux- dans le sillage des mesures de confinement imposées par la pandémie de COVID-19. « Notre hypothèse de base est que la production de platine et de palladiu ne sera qu’à 50% de ses capacités en mai et juin, avant d’atteindre de nouveau sa pleine capacité en décembre. En additionnant tout cela, nous prévoyons que le platine et le palladium seront tous deux déficitaires cette année », expliquent ainsi les analystes de la banque américaine, qui rappellent que la nation Arc-en ciel produit à elle seule 78 % du platine et 36 % du palladium dans le monde.

Les mangues ivoiriennes arrivent enfin en Europe

Lancée le 12 avril dans des conditions inquiétantes, en raison notamment des ruptures des chaînes logistiques, la campagne de la filière mangue ivoirienne pourrait finalement éviter le pire : après des semaines d’attente, les premiers navires chargés de fruits ivoiriens sont arrivés la semaine dernière aux Pays-Bas, a rapporté le site spécialisé Commodafrica. Mieux, les opportunités pour la mangue ivoirienne sur le marché européen pourraient s’en trouver renforcées, la production péruvienne- un gros fournisseur du Vieux continent- n’étant toujours pas parvenue en Europe, « ce qui offre des opportunités pour les mangues de Côte d’Ivoire », a expliqué un importateur néerlandais cité dans le média précité. La saison de la mangue ivoirienne se déroule habituellement sur un mois et mois, suivie ensuite par celles des autres pays d’Afrique de l’Ouest, notamment le Mali et le Sénégal.

Anglo American envisage d’introduire en bourse sa filière sud-africaine de charbon

Le retrait prévu de longue date du géant minier Anglo American (28,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2017) de sa filière du charbon en Afrique du Sud s’est précisé ce jeudi 7 mai avec l’annonce par le groupe d’une possible cession de cette activité via une prochaine introduction en bourse. « Nous travaillons à une possible scission de nos opérations de charbon thermique en Afrique du Sud, comme option de sortie préférée, prévue dans les deux ou trois prochaines années », a précisé l’entreprise dans son communiqué, ajoutant qu’une cotation à Johannesburg semblait la plus probable.

Coronavirus : la filière sénégalaise de l’anacarde pourrait perdre 50 milliards de francs CFA en 2020

Conséquence indirecte de la pandémie du coronavirus, les producteurs sénégalais de noix de cajou en Casamance (sud du pays) pourraient se retrouver avec 30 000 tonnes de marchandise non vendue cette année, nombre des habituels acheteurs indiens n’ayant pu venir dans les zones de production comme Kolda, Sédhiou et Ziguinchor en raison des restrictions de déplacements liées au Covid-19. Le chiffre, avancé par Abdourahmane Faye, expert à l’ONG Initiative prospective agricole et rurale (IPAR) a été repris le 4 mai par l’Agence de Presse sénégalaise, qui note par ailleurs que « la pandémie et ses conséquences économiques ont accentué le déséquilibre entre offre et demande qui avait provoqué la chute des prix mondiaux l’année dernière ». Quant aux pertes imputables à cette mévente attendue, Abdourahmane Faye estime que le montant total, supporté par l’ensemble des acteurs de la filière, pourrait aller jusqu’à 50 milliards de francs CFA (83 millions de dollars).

Pétrole : les actifs algériens d’Anadarko échappent à Total

Pour le groupe français Total, c’est un rebondissement dont il se serait bien passé. L’entreprise hexagonale s’est vue signifier par son allié américain Occidental qu’il ne pourrait pas acquérir, comme prévu, les actifs pétroliers d’Anadarko en Algérie. « Occidental nous a officiellement dit que nous ne pourrions pas acquérir les actifs [d’Anadarko, ndlr] en Algérie », a annoncé le PDG de Total, Patrick Pouyanné, lors d’une conférence téléphonique le 4 mai avec des analystes financiers. Pour rappel, après que Total a conclu en mai 2019 un accord avec l’américain Occidental Petroleum en vue du rachat des actifs africains d’Anadarko (dont ceux situés en Algérie), Alger avait indiqué son opposition au projet et signalé en décembre que son entreprise public Sonatrach allait exercer son droit de préemption sur les actifs d’Anadarko.

RDC : l’australien AVZ Minerals sécurise un nouveau financement pour son projet Manono

Détentrice à 60% du projet congolais de Manono, la plus grande réserve connue de lithium au monde, la junior australienne AVZ Minerals a annoncé la signature, ce lundi 4 mai, d’un nouvel accord de financement avec son partenaire chinois, Yibin Tianyi. En échange d’une participation de 9 % dans le capital d’AVZ, le groupe venu de l’Empire du Milieu investira 10,6 millions de dollars australiens (6,83 millions de dollars) dans le cadre d’un placement privé. En dehors du remboursement d’un précédent engagement financier, l’entreprise australienne a précisé que ces fonds serviront en premier lieu à lancer les premiers travaux du projet minier ainsi qu’à constituer les réserves nécessaires au fonds de roulement. Publiée en avril, l’étude de faisabilité définitive du projet Manono estime que le site pourrait produire jusqu’à 700 000 tonnes de concentré de spodumène par an et 45 375 tonnes de sulfates de lithium primaire sur une durée de vie de 20 ans.

Coronavirus : la Tanzanie fait le pari du Covid-Organics

Lancé fin avril à Madagascar, le Covid-Organics fait progressivement son chemin dans les autres pays africains. Dernier exemple en date, le président tanzanien, John Magufuli, a annoncé dimanche 3 mai qu’un avion avait été envoyé sur la Grande Ile pour aller chercher le « traitement à base de plantes » promu par les autorités de ce pays. Le Covid-Organics est proposé comme un remède à base de feuilles séchées d’artemisia et aurait des vertus préventives et curatives contre le coronavirus. La Tanzanie devient ainsi le cinquième pays du continent, après Madagascar, le Congo-Brazzaville, le Sénégal et la Guinée-Bissau, à adopter la solution médicinale malgache, développée par l’Institut malgache de recherche appliquées (Imra). Sceptique, l’OMS a toutefois rappelé qu’elle ne recommandait pas « l’automédication avec des médicaments comme prévention ou comme traitement pour le Covid-19 ».

Zambie : la mine de cuivre de Mopani redémarre

Annoncée fin avril par le secrétariat zambien du ministère des mines, la reprise d’activité de la mine de Mopani- un site d’exploitation appartenant à Mopani Copper Mines (MCM), la filiale zambienne de Glencore – a été officiellement actée. Dans un communiqué daté du 3 mai, MCM a confirmé que la mine de cuivre redémarrera cette semaine et ce pour une durée de 90 jours. La direction de MCM a toutefois précisé que le plan initial de procéder à une phase ultérieure de maintenance, synonyme d’arrêt d’activité, était toujours d’actualité. Fermé une première fois le 7 avril, le site minier de Mopani était l’objet depuis plusieurs semaines d’un contentieux entre Glencore et les autorités zambiennes, ces dernières reprochant notamment au groupe helvétique de pas les avoir averti de sa décision de suspendre ses opérations.

Energie : l’AIE anticipe un recul historique de la demande mondiale en 2020

Dans son rapport annuel rendu public le 30 avril, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) pronostique que la pandémie de Covid-19 se traduira par une chute historique de 6 % de la demande mondiale en énergie en 2020 ; six fois plus que lors du précédent recul consécutif à la crise financière mondiale de 2009. C’est le pétrole qui devrait subir la plus forte contraction, l’AIE estimant que la baisse du trafic automobile et du transport aérien aboutira à un recul de 9 % de la demande en or noir Une bien mauvaise nouvelle pour les états africains exportateurs de pétrole, dont les finances publiques sont déjà mises à rude épreuve. La demande en gaz naturel devrait quant à elle baisser de 5 % en 2020. Seule exception notable, la demande en électricité « verte » (solaire, éolien, hydraulique…) devrait progresser légèrement (+ 1 %).

Le café kényan se vend mal

Déjà pénalisée en avril par la suspension des ventes aux enchères de la bourse du café de Nairobi- pour cause de pandémie du coronavirus-, la filière café kényane continue de broyer du noir. Rendu public le 30 avril, le dernier rapport de marché du Nairobi Coffee Exchange (NCE) confirme ainsi une baisse de 10 % des cours du café au cours de la semaine écoulée, le sac de 50 kilos se négociant à 13 696 shillings (128 dollars), contre 15 087 shillings (141 dollars) la semaine précédente. Une contre-performance qu’à néanmoins relativisé le directeur général du NCE, Daniel Mbithi, ce dernier attribuant cette baisse des prix à une qualité moindre des grains vendus, un phénomène fréquent en cette fin de campagne.

La filière aurifère ivoirienne signe un excellent exercice 2019

Divulgués le 29 avril en conseil des ministres, les chiffres d’activité du secteur minier ivoirien en 2019 confirment l’excellente santé de la filière aurifère. Sur l’année, la production d’or s’est établie à 32,5 tonnes, en progression d’un tiers par rapport à 2018 (24,4 tonnes). Une hausse attribuée à « l’accroissement de la capacité de production du complexe minier d’Ity-Daapleu, aux mesures de contrôle des exploitations minières ainsi qu’à la répression de l’orpaillage illicite », a détaillé Sidi Tiémoko Touré, le ministre de la Communication et des Médias, et par ailleurs porte-parole du gouvernement. Quant au chiffre d’affaires généré par l’activité aurifère, à 622,7 milliards de francs CFA,, celle-ci représente près de 82 % de la totalité du montant réalisé par la filière minière ivoirienne (761,9 milliards de francs CFA de chiffre d’affaires en 2019). Un record.

Frappé par la baisse des cours pétroliers, le Nigeria obtient 3,4 milliards de dollars du FMI

Premier producteur d’or noir du continent (1,7 million de barils/jour), le Nigeria s’est vu octroyé par le Fonds monétaire international (FMI) une aide d’urgence de 3,4 milliards de dollars. Un appui qui selon le communiqué de l’institution financière, publié le 28 avril, servira à « soutenir les efforts des autorités pour faire face aux graves répercussions économiques du choc Covid-19 et à la forte baisse des prix du pétrole ». Le pays, qui dépend du brut pour 70% de ses revenus extérieurs, a d’ores et déjà révisé à la baisse son budget 2020, début mars, afin de tenir compte de la distorsion importante entre les prévisions initiales (30 milliards de dollars de budget prévu et un prix de référence du pétrole brut de 57 dollars le baril) et les ressources financières effectivement disponibles.

Ouganda : le projet pétrolier du lac Albert retardé ?

Annoncée la semaine dernière, la reprise par le français Total de la participation du britannique Tulow Oil dans le projet de développement pétrolier du lac Albert, en Ouganda, ne devrait pas se traduire dans l’immédiat par une reprise significative d’activité sur le site. Dans une note publiée ce mardi, Conor Ward, analyste pétrole et gaz en amont auprès du cabinet spécialisé GlobalDat, estime ainsi qu’« avec le contexte actuel des prix du pétrole et l’épidémie de Covid-19, tous les acteurs du projet ont réduit leurs budgets de dépenses. Il est donc très peu probable que se réalise la décision d’investissement pour ce projet ougandais cette année ». Un retard qui, selon l’analyste, devrait se traduire par un report du début de la production, celle-ci étant initialement prévue pour 2022.

Cameroun : Safacam publie des résultats 2019 en hausse

La Société africaine forestière et agricole du Cameroun (Safacam), filiale camerounaise de la Société financière des caoutchoucs (Socfin), a enregistré un résultat net de 806,54 millions francs CFA (1,23 millions d’euros) en 2019, en hausse de 41 % par rapport à l’exercice 2018, selon des chiffres repris par les médias locaux le 27 avril. Une bonne performance que la direction de l’entreprise explique « principalement par une augmentation du rendement de nos plantations d’hévéa en 2019, du fait de bonnes pratiques agricoles et par une augmentation des achats tiers de coagulum. L’agroindustriel, qui est coté à la bourse unifiée de l’Afrique centrale (Douala), exploite 5 400 hectares de palmiers à huile et 4 400 hectares d’hévéas au Cameroun.