De Brèves

AngloGold Ashanti en forme olympique

Pour le géant aurifère AngloGold Ashanti, qui a finalisé avec succès ce mois la cession de ces ultimes actifs miniers sud-africains, tous les signaux sont au vert : Soutenu par la hausse des cours de l’or, le groupe a annoncé ce vendredi qu’il avait plus que doublé en 2019 son flux de trésorerie disponible, portant ce dernier à 448 millions de dollars contre 217 millions de dollars lors de l’exercice précédent. Une solide performance qu’outre la bonne tenue des prix du métal jaune, AngloGold doit aussi aux opérations- très profitables- de sa mine de Kibali, en RDC, un site détenu conjointement avec Barrick Gold et la société d’État congolaise de Kilo-Moto.

Le Malawi table sur de bonnes récoltes de maïs en 2020

Après une difficile année 2019, marquée par le cyclone Idai qui a détruit plus de 70 000 hectares de cultures de maïs, les perspectives de production de cette céréale s’annoncent nettement meilleures en 2020. Dans un communiqué publié jeudi 20 février, le ministère de l’Agriculture a indiqué tabler sur une récolte en hausse de 8,8 %, grâce notamment aux pluies abondantes et bien réparties constatées entre novembre et janvier, la période propice à la croissance des cultures. Une bonne nouvelle pour ce petit pays d’Afrique australe, fortement tributaire de l’agriculture (80% de la population active et deux tiers des recettes d’exportation) et parmi les plus pauvres du monde (370 dollars de PIB/habitant).

Dans le sillage du coronavirus, le FMI abaisse ses prévisions de croissance pour le Nigeria

Les représentants du FMI, en mission au Nigeria du 29 janvier au 12 février, ont confirmé que l’épidémie de coronavirus en Chine affectera la demande mondiale de pétrole, et partant, la croissance de la première puissance économique africaine, fortement dépendante des exportations d’or noir. De fait, les cours du pétrole sont tombés en dessous de 57 dollars le baril mardi, en baisse de 11 % depuis le début de l’année. En conséquence, l’institution financière internationale a abaissé, en début de semaine, ses prévisions de croissance pour le Nigeria à 2% cette année contre 2,5% escompté précédemment.

Le gouvernement béninois revoit (encore…) à la baisse le prix de l’anacarde

À l’issue du dernier Conseil des ministres, tenu ce mercredi 19 février, le gouvernement béninois a décidé de fixer le prix d’achat du kilogramme de noix d’anacarde à 325 francs CFA (0,53 dollars) durant la campagne 2019-2020, qui s’ouvrira le 19 mars prochain. Un coup dur pour les exploitants agricoles de la filière, qui subissent ainsi- dans le sillage de la tendance des cours mondiaux- la seconde baisse consécutive du tarif d’une année sur l’autre après le passage du prix de 650 francs CFA/kg à 400 francs CFA/kg entre les campagnes 2017/2018 et 2018/2019.

Une délégation polonaise au Rwanda pour étudier les opportunités agricoles

Un groupe d’investisseurs et de députés polonais est actuellement au Rwanda pour explorer les possibilités d’investissement dans l’agriculture, révèle aujourd’hui le quotidien gouvernemental New Times, basé à Kigali. Venue à l’invitation du Rwanda Development Board, l’agence nationale en charge de la promotion des investissements, la délégation comprend notamment des opérateurs privés actifs dans l’agroalimentaire, à l’instar de Jakub Jazdon, fondateur du groupe Onix, spécialisé dans le conditionnement de fruits et légumes. Cité par le média rwandais, le dirigeant polonais a confirmé qu’il souhaitait se diversifier en Afrique, et qu’à ce titre, il recherchait en particulier des produits d’export rwandais potentiels vers la Pologne, parmi lesquels figurent le café, les fruits et les épices.

Angola : Eni, Chevron, BP, Total et Sonangol s’unissent pour lancer une nouvelle unité de traitement de gaz

En Angola, les majors ENI, BP, Chevron, Total ainsi que la compagnie publique nationale Sonangol ont acté la création d’un consortium qui construira et exploitera une nouvelle usine de traitement de gaz naturel à Soyo, une ville située dans la province de Zaïre (nord de l’Angola), la principale zone de production pétrolière du pays. Le projet, appelé «New Gas Consortium» – qui ambitionne une capacité de 400 millions de pieds cubes par jour – devrait démarrer fin 2020 et les travaux durer deux ans.

Les États-Unis vont investir 2 milliards de dollars dans l’industrie pétrogazière angolaise

L’annonce a été faite lundi par le secrétaire d’État américain Mike Pompeo – en visite en Angola dans l’optique de renforcer la coopération entre les deux pays –, lors d’une réunion organisée par la Chambre de commerce États-Unis–Angola (USACC). Les services compétents des deux gouvernements devraient donc multiplier les rencontres au cours des prochains mois afin de mettre cette initiative en œuvre. Cette nouvelle constitue une aubaine pour l’Angola, confrontée à une faiblesse de la production, des prix et des investissements dans le secteur qui a lourdement affecté les recettes publiques ces derniers mois.

ENI booste la puissance électrique du Congo-B en installant une troisième turbine à la CEC

Cette nouvelle turbine à gaz, installée par ENI à Côte Matève, porte en effet la puissance de la Centrale électrique du Congo (CEC) – qui fournit actuellement 60 % de l’énergie consommée dans le pays – de 300 à 500 MW. En augmentant la capacité installée nationale à 650 MW en tout – pour une demande globale de 600 MW –, cette unité de production devrait permettre d’améliorer la fourniture énergétique et de réduire les délestages dans les deux principales villes du pays, Brazzaville et Pointe-Noire.

Le Niger attribue de nouveaux permis aurifères

Le gouvernement nigérien a octroyé de nouveaux permis pour la recherche d’or dans les régions d’Agadez et de Zinder, a-t-on appris lundi 17 février. Selon les informations publiées par les autorités et reprises dans les médias locaux, les adjudicataires sont les sociétés Sidi Amar et fils, la Société de commerce des produits miniers Chine Afrique (SCPMCA), Manga-Kawar-mines et l’entreprise Zhong Ying Group.

Porté par les cours du fer, Kumba Iron Ore affiche des résultats records

Acteur continental majeur dans la production de fer (40 millions de tonnes en 2019), le minier sud-africain Kumba Iron Ore- filiale d’Anglo American- a publié ce mardi de solides résultats annuels avec un chiffre d’affaires et un bénéfice en progression respective de 41% (à 64,3 milliards de rands, soit 4,28 milliards de dollars) et 77 % (28,81 milliards de rands, soit 1,92 milliards de dollars). Une solide performance que la direction du groupe a attribuée en premier lieu à la bonne tenue des cours du fer.

Le Zimbabwe veut du maïs ougandais

Le président zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, a révélé vendredi que son pays- qui fait face à une insécurité alimentaire aigüe- envisageait d’importer du maïs en provenance d’Ouganda. Pour préciser avec les autorités ougandaises les modalités relatives à ce nouveau canal d’approvisionnement, une délégation conduite par le ministre de l’Agriculture, Perrance Shiri, s’est, de fait, d’ores et déjà rendue à Kampala, a confirmé le chef d’Etat zimbabwéen.

Afrique du Sud : Chris Griffith va quitter la direction d’Anglo American Platinum

Après sept ans à la tête d’Anglo American Platinum (Amplats), le premier producteur mondial de platine, Chris Griffith a décidé de quitter l’entreprise sud-africaine pour « poursuivre d’autres opportunités de carrière », a-t-on appris ce lundi 17 février par communiqué, le jour même de la publication des résultats annuels 2019, attendus en hausse.
Commentant cette annonce, le président du conseil d’administration d’Amplats, Norman Mbazima, a souligné la « contribution exceptionnelle [de Chris Griffith, ndlr] à l’amélioration de la sécurité et au redressement opérationnel et financier de l’entreprise » tandis que le principal intéressé, après avoir rappelé que ce poste avait été « l’apogée de [sa] longue et épanouissante carrière avec Anglo American », s’est dit convaincu que c’était maintenant « le temps pour la prochaine génération de dirigeants de faire progresser cette entreprise et d’apporter une valeur ajoutée». Le dirigeant cédera officiellement sa place lors de la prochaine AG des actionnaires, le 16 avril 2020. Quant au nom de son successeur, qui devrait être un candidat interne du groupe, il sera annoncé dans un avenir proche, a précisé la direction d’Amplats.

Burkina Faso : La mine d’or de Sanbrado démarrera plus que tôt que prévu

Initié en mai 2019 par le spécialiste de l’exploration minière australien West African Resources, le projet de la mine d’or burkinabée de Sanbrado est désormais bien lancé. Dans un communiqué publié jeudi 13 février, l’opérateur minier a annoncé la mise en service anticipée du broyeur principal, les travaux ayant progressé plus rapidement que prévu. Résultat, la mine devrait entrer en production au deuxième trimestre 2020, au lieu du troisième trimestre, indique la société, qui a mobilisé depuis 2018 plus de 250 millions de dollars pour financer la construction de la mine. Le site aurifère est détenu à 90 % par la Société des mines de Sanbrado (Somisa), filiale locale de West African Resources, le reste (10 %) revenant à l’État burkinabè. Au lancement du projet, les études de faisabilité estimaient que celui-ci générerait entre 350 et 400 millions de dollars de recettes pour l’État burkinabè sur une décennie et créerait 1 200 emplois.

Transparence dans les industries extractives : le Cameroun obtient le report de sa validation ITIE

Initialement prévu pour le 29 décembre 2019, l’examen de rattrapage du Cameroun devant le conseil d’administration de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) a finalement été reporté. Cette demande d’ajournement, qui émane du pays même, a entre autres été motivée par l’impréparation du Cameroun à sa prochaine validation ITIE, et au risque que le pays soit définitivement exclu de la structure, après un premier échec au terme de la validation du 29 juin 2018. En cause notamment : le report de la publication du rapport ITIE 2017 (rendu public le 6 février dernier seulement), au cœur du passage devant le CA. Estimant que le Cameroun avait réalisé des progrès insuffisants au niveau de (1) la gouvernance du Comité local ; (2) la transparence sur les transferts infranationaux et (3) les dépenses quasi fiscales, le CA avait prescrit 14 mesures correctives à mettre en œuvre en l’espace de 18 mois. Selon le Comité national de l’ITIE néanmoins, « beaucoup a été fait par les différentes parties prenantes dans le cadre de la mise en œuvre [de ces mesures] » et la publication du rapport 2017 devrait jouer en faveur du Cameroun. Le CA de l’ITIE, réuni cette semaine à Oslo, devrait se prononcer sur la nouvelle date de démarrage de la prochaine validation du Cameroun.

Coopération Sud-Sud : Abidjan accueille la première édition de Ghana Business Expo

Sous le thème « Construire l’Afrique à travers le commerce », cette rencontre, initiée par la Ghana Trade Fair Company en partenariat avec la structure Global Afrique Limited, confirme le renforcement des liens entre les deux pays. Elle se tiendra du 13 au 15 février au Palais de la Culture de Treichville et devrait enregistrer la participation de plus de 5 000 acteurs des mondes économiques ivoirien, ghanéen et autre, avec l’objectif de créer un cadre de rencontres et d’échanges entre le Ghana et la Côte d’Ivoire. Une ambition qui s’inscrit dans la vision du gouvernement ghanéen, soucieux de booster l’industrialisation du pays et de rejoindre la zone de libre-échange continentale africaine. Outre la forte attractivité de la Côte d’Ivoire, avec des matières premières en abondance, un taux de croissance de 7,7 % et des IDE s’élevant à 344 milliards de francs CFA sur l’année 2018, le renforcement du commerce inter-États ne peut qu’être bénéfique au développement économique et social des deux pays.

Le Portugal gèle les avoirs d’Isabel Dos Santos, ancienne présidente de la Sonangol

Depuis les révélations, mi-janvier, des « Luanda Leaks », l’étau ne cesse de se resserrer autour d’Isabel Dos Santos, fille de l’ancien président angolais José Eduardo dos Santos. Selon des informations divulguées mardi 11 février par le quotidien portugais Expresso, la justice portugaise aurait, à la demande des autorités angolaises, gelé les avoirs de la femme d’affaires dans le pays d’Europe du Sud. Un coup dur de plus pour l’ancienne présidente de la Sonangol, la compagnie pétrolière publique angolaise, qu’elle a dirigée entre 2016 et 2017. Fin décembre 2019, la justice angolaise avait (déjà) annoncé le gel préventif de ses avoirs, tandis que le Portugal annonçait dans la foulée l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les avoirs détenus par Isabel Dos Santos dans ce pays de la péninsule ibérique, ancienne puissance coloniale de l’Angola.

Le sud-africain Harmony Gold renoue avec les bénéfices

Porté par un cours de l’or au plus haut depuis cinq ans, Harmony Gold, le troisième opérateur aurifère d’Afrique du Sud, a publié ce mardi de solides résultats semestriels avec des revenus en hausse de 19 % (à 15,477 milliards de rands, soit 1,038 milliard de dollars) pour la période s’achevant au 31 décembre 2019. Mieux, l’entreprise a renoué avec les bénéfices. Après avoir enregistré une perte de 19 millions de rands (1,27 million de dollars) au cours de la même période de l’exercice précédent, le groupe est cette fois-ci parvenu à dégager un profit de 1,3 milliard de rands (89 millions de dollars) . Peter Steenkamp, le PDG d’Harmony, tout en rappelant la conjoncture favorable d’un « prix de l’or plus élevé qui continue de stimuler notre performance financière », a pour sa part renouvelé son engagement à concentrer les efforts de l’entreprise sur ce qu’elle peut contrôler, « à savoir la sécurité, les coûts et la production ».

RDC : Dépité, Banro veut céder au plus vite sa mine de Namoya

La question lancinante de l’insécurité dans l’est de la République démocratique du Congo a finalement eu raison des ambitions de l’opérateur aurifère canadien Banro dans la région. Le patron de la société, Brett Richards, a confirmé ce vendredi 7 février, son intention de vendre « à prix cassé » la mine d’or de Namoya (située dans le Maniema), après que des attaques répétées de rebelles armés ont forcé l’opérateur minier à interrompre- une nouvelle fois- ses opérations, en septembre. Le dirigeant a notamment justifié sa décision par le manque de soutien effectif des autorités congolaises pour assurer la sécurité de son personnel et de ses actifs. Un coup dur pour l’entreprise, qui avait lancé l’exploitation du site en 2016, et qui fait suite à la récente cession de la mine de Twangiza, située également dans l’est du pays, à l’actionnaire minoritaire chinois Baiyin International Investments.

Face aux rumeurs de fusion avec Freeport-McMoran, Barrick Gold fait une mise au point

Patron emblématique du canadien Barrick Gold, deuxième producteur d’or de la planète, le sud-africain Mark Bristow a démenti jeudi 6 février vouloir fusionner le groupe qu’il dirige avec l’américain Freeport-McMoran, actif dans la filière cuivre. Cité par l’agence d’information Reuters, en marge de la conférence annuelle des miniers Mining Indaba, au Cap (Afrique du Sud), le dirigeant a qualifié de « complètement fausses » les actuelles rumeurs de rapprochement entre Barrick Gold et Freeport-McMoran. Il a toutefois confirmé être intéressé par la mine Grasberg de Freeport en Indonésie, la plus grande mine d’or au monde et la seconde plus grande mine de cuivre. « Les gens disent, êtes-vous intéressé par Grasberg ? Je ne peux que l’être, car c’est un actif de premier ordre », a-t-il indiqué, confortant ainsi ses précédentes déclarations sur l’opportunité de développer l’activité cuivre de Barrick pour tirer profit de l’augmentation prévue de la demande, corollaire de la popularité croissante des véhicules électriques.

Trafigura prend le contrôle total de Trafigura Zimbabwe

Le négociant suisse de matières premières Trafigura, actionnaire à 49 % de Trafigura Zimbabwe, a confirmé ce mardi 4 février son intention de racheter la participation majoritaire (51 %) de son partenaire local Sakunda Holdings, une société zimbabwéenne appartenant à l’homme d’affaires Kuda Tagwirei, réputé proche du président Emmerson Mnangagwa. « Cela apportera une meilleure clarté sur les activités de Trafigura dans le pays, et une opportunité pour un financement plus solide de Trafigura Zimbabwe, qui devrait améliorer la sécurité de l’approvisionnement en carburant au Zimbabwe », a indiqué Trafigura dans son communiqué. Le montant de la transaction n’a toutefois pas été précisé. Le groupe a par ailleurs rappelé que l’opération était encore soumise à l’aval du régulateur zimbabwéen.

L’OPEP organise une réunion de crise pour discuter des effets du coronavirus

Dans le sillage du ralentissement sensible de l’économie chinoise constaté au cours des dernières semaines, et du à l’épidémie de coronavirus qui affecte le pays depuis fin décembre, l’OPEP et son comité technique mixte (JTC) ont annoncé ce dimanche une réunion de crise qui se tiendra les 4 et 5 février à Vienne pour évaluer l’impact de la pandémie sur la demande mondiale de pétrole. Selon des sources citées par certains médias spécialisés, le groupe technique de l’organisation pétrolière devrait établir une série de recommandations portant notamment sur l’extension des quotas actuels de production, voire sur la mise en œuvre de réductions encore plus importantes, l’objectif étant de stopper la chute du prix du baril de pétrole, qui est retombé, fin janvier 2020, sous la barre symbolique des 60 dollars.

RDC : l’Etat va monopoliser la commercialisation du cobalt et coltan produits artisanalement

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a accordé par décret un monopole à une nouvelle société d’État, filiale de la Gecamines, qui achètera et commercialisera toute la production artisanale de minéraux dits «stratégiques»- dont le cobalt et le coltan-, a-t-on appris ce vendredi 31 janvier. Signé le 5 novembre par le Premier ministre, Sylvestre Ilunga, et le ministre des Mines, Willy Kitobo Samsoni, mais seulement porté à la connaissance du public aujourd’hui, le décret se veut une réponse à «la nécessité de contrôler l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement artisanal et d’augmenter les recettes publiques par le contrôle des prix », ont justifié les signataires. Le gouvernement congolais a par ailleurs indiqué que la surveillance accrue de l’État sur la filière permettra de mieux contrôler les conditions de travail dans le secteur artisanal, la présence d’enfants étant régulièrement signalée dans les mines.

Afrique du Sud : le sucrier Tongaat Hulett s’attend à une perte trimestrielle réduite

En pleine restructuration depuis qu’il a annoncé, fin mai 2019, avoir découvert « des pratiques comptables antérieures préoccupantes », le sucrier sud-africain Tongaat Hulett a indiqué mercredi qu’il s’attendait à une perte trimestrielle plus faible que prévue- comprise entre 300 à 322 millions de rands (21 à 22,5 millions de dollars)- la direction du groupe citant notamment une amélioration de la production en Afrique du Sud, des réductions de coûts et un redressement de ses activités au Mozambique. Les résultats définitifs seront publiés ce vendredi 31 janvier. La firme a par ailleurs confirmé qu’elle avait entamé des discussions avec la bourse de Johannesburg pour demander la reprise de cotation du titre, suspendue depuis juin 2019. Celle-ci pourrait potentiellement se faire dans la première semaine de février.

Togo : le port de Lomé confirme son statut de premier terminal à conteneurs d’Afrique de l’Ouest

Unique port naturel en eau profonde de la sous-région, le Port autonome de Lomé (PAL) a confirmé en 2019 sa position de premier terminal à conteneurs d’Afrique de l’Ouest avec un trafic de 1,5 millions d’équivalents vingt pieds (EVP), contre 1,4 millions l’année précédente. C’est le directeur général du PAL lui-même, Fogan Adegnon, qui a donné l’information ce mardi 28 janvier, en marge des Journées Portes Ouvertes de la société chargée de l’exploitation du guichet unique pour le commerce extérieur. Quant au volume de marchandises ayant transité par la plateforme portuaire de Lomé, il est passé de 22,117 millions de tonnes à 22, 610 millions sur un an. Une hausse constante d’activité qui doit beaucoup à la mise en service, depuis octobre 2014, d’un troisième quai, Togo Terminal, opéré par le groupe Bolloré, et au lancement de la nouvelle darse de Lomé Container Terminal (LCT) – une coentreprise entre l’armateur italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC) et China Merchants Holdings International.

Libye : asphixiée par le blocus des forces pro-Haftar, la NOC voit sa production pétrolière s’effondrer

Initié depuis une semaine par les forces loyales au maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen, le blocus des plus importants champs et ports pétroliers du pays (Hariga, Brega, Sidra, et Ras Lanuf) a entraîné un effondrement de la production pétrolière, celle-ci passant de 320 000 barils par jour contre 1,2 million précédemment, a indiqué la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC), dans son dernier bulletin d’information, publié le 25 janvier. Une contraction de près de trois-quarts des volumes qui entrainerait un manque à gagner financier de 77 millions de dollars par jour, selon les estimations de la société pétrolière. Le blocus a été lancé dans le sillage du récent sommet international de Berlin (19 janvier), qui a appelé à la relance du processus de paix. La Libye est minée par les violences et les luttes de pouvoir depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, en 2011.