De Brèves

Or : Perseus Mining revoit à la hausse le potentiel de son projet ghanéen Edikan

Active en Afrique de l’Ouest, où elle possède trois sites miniers, la junior australienne Perseus Mining a publié ce lundi 30 mars un plan minier actualisé pour son projet aurifère ghanéen d’Edikan. Selon les nouvelles estimations communiquées par l’entreprise minière, le site devrait produire dès juillet plus de 1,3 million d’onces pour la durée de vie restante de la mine (6 ans), soit près du double des précédentes estimations. Une révision à la hausse que Perseus justifie par l’agrandissement du puits à ciel ouvert et par la réévaluation des ressources du gisement souterrain Esuajah South. La direction de la société a en outre indiqué prévoir une baisse de 5 % du coût global de production, celui-ci se situant désormais entre 870 et 890 dollars l’once.

Eastern Platinum améliore ses résultats 2019

Possédant tous ses actifs miniers en Afrique du Sud, la compagnie canadienne Eastern Platinum (Eastplats) a publié vendredi 27 mars des résultats financiers en nette amélioration pour 2019. Spécialisée dans l’exploitation du platine et du chrome, l’entreprise a sensiblement réduit ses pertes au cours de l’exercice écoulé, ces dernières passant de 21,8 millions de dollars en 2018 à 0,1 million de dollars en 2019. Une amélioration significative que la direction d’Eastplats a mis sur le compte de par la première année complète d’exploitation du projet de retraitement de résidus de la mine Crocodile River, la société y ayant produit un volume record de 598 tonnes de concentré de chrome à 38,6 % en 2019. Eastern Platinum a par ailleurs précisé que ses flux actuels de trésorerie étaient suffisants pour couvrir l’ensemble de ses dépenses d’exploitation prévues pour 2020.

Le diamantaire De Beers annule son troisième cycle de vente

Dans un communiqué publié ce lundi 30 mars, le conglomérat minier Anglo American a annoncé que sa filiale diamantaire De Beers Group ne tiendra pas son troisième cycle de vente de l’année en raison des mesures de confinement en vigueur au Botswana, en Afrique du Sud et en Inde, pour contenir la pandémie de coronavirus. Ce nouveau cycle de vente devait avoir lieu du 30 mars au 3 avril. Anglo American a toutefois précisé que De Beers permettra aux « sightholders »- des acheteurs triés sur le volet (polisseurs, négociants de pierres…)- qui peuvent inspecter les diamants- de reporter 100% des allocations qui leurs étaient dévolues à plus tard dans l’année.

Coronavirus : La Namibie stoppe ses activités minières jusqu’au 16 avril

À l’image de mesures similaires déjà prises ailleurs sur le continent, la Namibie- dans sa lutte contre la pandémie du coronavirus-, a ordonné samedi aux sociétés minières de cesser leurs activités pendant trois semaines alors que le pays entamait sa première journée de confinement partiel, qui durera jusqu’au 16 avril. Un coup dur pour les acteurs de la filière, qui génèrent environ 50% des recettes d’exportation de cette nation d’Afrique australe. Selon les derniers chiffres communiqués par les autorités namibiennes, huit personnes auraient été testées positives au Covid-19 dans le pays.

Coronavirus : Le Nigeria restreint le personnel travaillant en offshore

Frappé comme le reste du monde par la pandémie de Covid-19 avec 97 cas confirmés, le Nigeria a ordonné en fin de semaine aux sociétés pétrolières et gazières de réduire leurs effectifs offshore et de passer à des rotations de 28 jours (contre 14 jours auparavant) dans le cadre de mesures visant à freiner la propagation du coronavirus. La circulaire gouvernementale, adressée aux entreprises concernées, a précisé par ailleurs « le personnel non essentiel actuellement sur les sites offshore devrait être retiré avec effet immédiat ». Autant de mesures qui traduisent la volonté du pays le peuplé d’Afrique de protéger au mieux sa production de pétrole, l’or noir fournissant 90% des devises du pays.

Hydrocarbures : au Gabon, Vaalco annonce des résultats positifs et encourageants malgré la pandémie de Covid-19

Le 25 mars, la multinationale pétrolière américaine a annoncé avoir réalisé un revenu net de 21,5 milliards de francs CFA pour l’année 2019, avec une production de 3 476 barils/jour. Au regard de la forte augmentation enregistrée depuis le dernier trimestre 2019, les perspectives s’annoncent encore meilleures pour l’année 2020, avec des estimations de l’ordre de 4 400 à 5 000 barils/jour. Cary Bounds, PDG de Vaalco, explique que la société est dans « une situation financière saine avec une trésorerie importante, une production accrue grâce à notre programme de forage réussi, et environ un tiers de notre production couverte jusqu’en juin 2020 à un prix moyen de 66,70 dollars le baril. [Pour en arriver à ce résultat,] nous avons exécuté avec succès un programme de forage et de reconditionnement pour 2019-20, qui a débuté en septembre 2019 et que nous avons financé avec les fonds disponibles et les flux de trésorerie opérationnels », a-t-il affirmé. Par ailleurs, Vaalco Energy affirme avoir « foré avec succès deux puits de développement qui dépassent les attentes de production et deux puits d’évaluation. Un troisième puits de développement devrait également ajouter de la production lorsqu’il sera achevé et mis en service au plus tard ce mois-ci ». À ce jour, les opérations n’ont pas été sensiblement perturbées par la crise mondiale actuelle du COVID-19 et Vaalco a réussi à surmonter les défis logistiques induits depuis l’épidémie.

Le libérien Conex acquiert les activités libériennes et sierra-léonaises du français Total

La société libérienne Conex Oil and Gas Holdings a annoncé mercredi 25 mars avoir signé un accord avec Total pour acquérir les activités libériennes et sierra-léonaises du géant des hydrocarbures français. Conex n’a toutefois pas précisé les termes de la convention ni le montant de la transaction Quant à Total, sa direction n’a pour l’heure pas commenté cette annonce. Le groupe européen a démarré ses activités au Libéria en 2005 et exploite une trentaine de stations-service dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Coronavirus : l’Afrique du Sud ordonne la fermeture de ses mines pour 21 jours

Lundi, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé un confinement de la population de trois semaines afin de limiter la propagation du Covid-19. Celui-ci prendra effet à partir de ce jeudi à minuit. Ce même jour, le pays enregistrait 400 cas confirmés, soit le taux le plus important à ce jour sur le continent. En conséquence, tous les services non essentiels seront fermés à compter de ce jeudi, incluant l’ensemble des mines actives du territoire, dont seuls l’entretien et la maintenance seront assurés par les compagnies minières. Alors que la Nation arc-en-ciel assure 75 % de l’approvisionnement mondial en platine et 38 % de celui en palladium, cette décision devrait aggraver le déficit, tout en maintenant la flambée des prix de ces platinoïdes. Cette mesure devrait par ailleurs impacter les résultats opérationnels et financiers des compagnies, faisant ainsi baisser les recettes de l’État. L’intensité de l’impact dépendra surtout de la durée de la pandémie, mais, pour reprendre les mots du président, « L’action que nous engageons actuellement aura des coûts économiques durables, mais rester sans agir présenterait des coûts bien plus élevés. »

Le Ghana légalise la culture du cannabis

Pour les partisans de la légalisation du cannabis en Afrique, c’est une nouvelle victoire symbolique. Au Ghana, le Parlement a légalisé le vendredi 20 mars l’utilisation du chanvre agricole pour les usages thérapeutiques en votant la Narcotics Control Commission Bill. Concrètement, le texte législatif autorisera le ministère de l’Intérieur à octroyer des licences pour cultiver sur le territoire national un cannabis dont la teneur en tétrahydrocannabinol (THC) n’excèdera pas 0,3%. La nouvelle loi précise par ailleurs que l’actuel Narcotics Control Board (Nacob) se muera en commission aux pouvoirs renforcés pour superviser l’utilisation effective du cannabis. Le Ghana devient ainsi le cinquième pays africain et le premier pays d’Afrique de l’Ouest, à légaliser l’usage du chanvre.

Mines : l’Australien Amani Gold revoit à la hausse ses estimations sur le gisement de Kebigada en RDC

Les actions d’Amani Gold Limited, explorateur et développeur d’or coté à l’Australian Securities Exchange (ASX), ont doublé jeudi matin après que la société a annoncé une mise à niveau substantielle du gisement d’or de Kebigada, qui fait partie du projet aurifère Giro, situé en République démocratique du Congo. Le potentiel minéral du site s’élève désormais à 124 millions de tonnes tirant 1,03 g/t d’or pour 4,1 millions d’onces d’or à une teneur de coupure de 0,5 g/t. Cette nouvelle estimation représente une augmentation de 28 % (800 000 onces d’or) par rapport aux chiffres précédents de 75 millions de tonnes à 1,18 g/t d’or, pour 2,9 millions d’onces d’or à une teneur de coupure de 0,6 g/t. La société entreprend toujours des travaux d’exploration sur le projet Giro afin de continuer à étendre l’échelle du projet. Une campagne de 6 000 m de carottage (12 carottes chacune d’une longueur de 500 m) le long de la grève est prévue pour commencer d’ici mai ou juin.

Covid-19 : les producteurs africains de bananes se mobilisent pour poursuivre l’approvisionnement tout en garantissant la santé de leurs employés

Dans le contexte de la crise sanitaire d’ampleur mondiale liée à la pandémie de Covid-19, les entreprises africaines de la banane, à travers l’association Afruibana – qui regroupe plusieurs producteurs et exportateurs de Côte d’Ivoire, du Cameroun et du Ghana, trois pays qui ont produit un peu plus de 600 000 tonnes de bananes en 2018 –, se sont mobilisées afin de mettre rigoureusement en œuvre l’ensemble des consignes délivrées par les gouvernements des pays producteurs. Pour la filière, la priorité est double : assurer un approvisionnement continu en bananes de qualité vers les centres de distribution (près de 90 % de la production de banane africaine est destinée au marché européen), et garantir la sécurité sanitaire des travailleurs. À ce jour, aucun cas de maladie n’a été recensé, et que ce soit dans les bananeraies, les stations de conditionnement ou les différents sites portuaires africains, les équipes techniques appliquent scrupuleusement les consignes d’hygiène. Une attention particulière est portée aux transporteurs, pilotes et mécaniciens, essentiels au bon déroulement des opérations. La filière s’organise pour limiter au maximum le risque d’impact sur ses chaînes logistiques, prévenir les surcoûts ou le rallongement des délais de livraison. Tous les stocks stratégiques (cartons, emballages et produits phytosanitaires) ont été augmentés pour pallier toute éventualité de pénurie dans les prochaines semaines. La Direction générale de l’Agriculture et du Développement rural de la Commission européenne (DG AGRI) a annoncé que la libre circulation des biens et marchandises serait maintenue durant l’épidémie. À date, l’Autorité européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) considère qu’il n’y a aucune preuve que les aliments constituent une voie ou une source de transmission de la maladie.

Guinée Bissau : Le chinois Sinohydro construira la centrale solaire de Gardete

L’énergéticien chinois Sinohydro a remporté l’appel d’offre pour la construction de la centrale solaire bissau-guinéenne de Gardete, a-t-on appris ce jeudi 19 mars. L’appel à manifestation d’intérêt avait été lancé en mars 2019 par African Biofuel and Renewable Energy Co. (Abrec), une organisation panafricaine qui promeut les énergies renouvelables sur le continent. Dans le détail, le projet dans son ensemble inclut la centrale de Gatete, qui disposera d’une capacité de 20 mégawatts (MW), mais également deux mini centrales solaires de 1 MW de capacité chacune qui seront implantées à Gabu et à Canchungo. Quant au financement, la Banque ouest-africaine de développement lui a alloué un prêt de 42,9 millions de dollars.

Pétrole : Sao Tomé et Principe et la Guinée Equatoriale lancent une zone d’exploration conjointe

Sao Tomé et Principe et la Guinée Equatoriale ont confirmé la création d’une zone maritime spéciale d’exploration conjointe pour mettre en valeur les réserves transfrontalières de pétrole et de gaz, a-t-on appris mercredi 18 mars. La décision a été prise lors d’une rencontre cette semaine à Malabo entre le ministre des Travaux publics, des Infrastructures, des Ressources naturelles et de l’Environnement de São Tomé et Príncipe, Osvaldo Abreu, et le ministre des Mines et des Hydrocarbures de Guinée équatoriale, Gabriel Mbaga Obiang Lima. Une avancée qui conforte les efforts de coopération des deux pays, ces derniers ayant initié les premiers contacts en ce sens dès le début des années 2000. Selon le calendrier indicatif communiqué, les opérations d’exploration offshore pourraient démarrer dès octobre 2020.

Algérie : Chevron s’allie à la Sonatrach

Le numéro deux américain du pétrole et du gaz, Chevron, a signé avec la Sonatrach, le géant public algérien des hydrocarbures, un mémorandum d’entente pour engager des discussions conjointes sur les opportunités de partenariat dans l’industrie des hydrocarbures. L’accord, conclut le 12 mars et rendu public cette semaine, intervient peu après l’adoption d’un nouveau code pétrolier, qui vise à assouplir et simplifier le régime juridique et fiscal du secteur. Un développement qui laisse à penser que les efforts des autorités algériennes pour attirer les investisseurs étrangers pourraient enfin payer. Les médias locaux ont par ailleurs signalé au cours des derniers jours que d’autres acteurs majeurs de la filière, à l’image d’Exxon Mobil, seraient actuellement en pourparlers avec Alger.

Endeavour Mining confirme le premier cas de coronavirus sur un site minier africain

Dans un communiqué publié lundi 16 mars, le groupe minier canadien Endeavour Mining a indiqué qu’un employé de sa mine de Houndé, au Burkina Faso, a été testé positif au coronavirus et placé en quarantaine. Le collaborateur, de retour du Royaume-Uni, aurait « ressenti de légers symptômes quelques heures après son arrivée sur le site » et « conformément au protocole et aux procédures COVID-19 mises en place par Endeavour Mining, les autorités sanitaires burkinabées ont été immédiatement informées », a expliqué la société tout en précisant que ses « activités d’exploitation et d’exploration n’ont pas été interrompues ». Il s’agit du premier cas confirmé de coronavirus sur un site minier en Afrique. Le Burkina Faso a signalé ses deux premiers cas de coronavirus le 9 mars, et compterait désormais 15 cas identifiés.

Malawi : Paladin Energy finalise la cession de son projet d’uranium Kayelekera

Annoncée pour la première fois en décembre 2019, la vente par l’australien Paladin Energy de son projet d’uranium malawite de Kayelekera à son compatriote Lotus Resources est désormais actée. Une opération que le PDG de Paladin, Ian Purdy, voit comme « une avancée positive, qui apportera des avantages financiers importants à l’entreprise », dans un communiqué publié vendredi 13 mars. Pour rappel, Lotus s’est engagé à payer 5 millions de dollars australiens (3,1 millions de dollars US) pour acquérir une participation de 65 % dans le projet. Paladin conservera néanmoins une redevance de 3,5 % sur les revenus générés par la mine.

Zambie : la compagnie électrique Zesco en manque de courant

Régulièrement décriée pour ses problèmes opérationnels, Zesco, la compagnie publique zambienne de production et de distribution d’électricité, a reconnu vendredi 13 mars que son déficit global d’offre en électricité s’était encore accru de près de 20% depuis septembre, et ce malgré des hausses de prix massives et le soutien du gouvernement à des projets d’énergie verte pour lutter contre les pénuries d’électricité provoquées par la sécheresse. L’information a été communiquée par le directeur des services généraux de Zesco, Patrick Mwila, présent en conférence de presse et qui a par ailleurs précisé que le déficit en électricité était passé à 810 mégawatts, contre 690 mégawatts en septembre. Les grands opérateurs miniers du pays, tels que First Quantum Minerals, Barrick Gold Corp et Glencore ne devraient cependant pas être impactés par ces difficultés, a affirmé le responsable zambien.

Ghana : IronRidge Resources élargit son portefeuille de projets de lithium

Le groupe minier, coté à la Bourse de Londres et déjà actif sur le lithium au Ghana, vient d’élargir son portefeuille de projets en acquérant 100 % du capital de Joy Transporters. En contrepartie, la compagnie émettra 2,36 millions de ses actions au prix de 22,5 pences chacune, soit une prime significative par rapport à son cours actuel. Cette acquisition confère au groupe le contrôle total du projet Cape Coast ainsi que l’accès au nouveau projet de Saltpond. Soit un ensemble de terrains particulièrement prometteurs adjacents à la zone d’Ewoyaa, qui abrite une ressource minérale de 14,5 millions de tonnes titrant 1,31 % d’oxyde de lithium (Li2O), et où le groupe mène actuellement des opérations de forage. Des programmes d’exploration régionale à faible coût sont également en cours (cartographie de reconnaissance, creusement de tranchées dans le permis de Saltpond, études environnementales et sociales…) dans cette partie de la côte ghanéenne, par ailleurs idéalement desservie et pourvue en infrastructures. Grâce à cette acquisition à fort potentiel, la compagnie pourrait, à terme, intégrer l’ensemble de ses actifs dans un grand complexe de lithium.

Ouganda : les exportations d’or ont plus que doublé en 2019

C’est ce qu’a déclaré à Reuters mercredi le directeur exécutif en charge de la recherche à la Banque centrale d’Ouganda, qui attribue cette forte hausse (de 514,8 millions de dollars exportés en 2018, l’Ouganda est passé à 1,25 milliard de dollars en 2019) à la demande croissante de lingots – l’or restant une valeur refuge par excellence – et à une augmentation de la capacité de raffinage du pays (qui compte en tout 4 raffineries), notamment depuis la mise en service de l’Africa Gold Refinery en 2016. Pour rappel, en 2018, l’or a dépassé pour la première fois le café en tant que première exportation et source de devises de l’Ouganda. Le pays devrait continuer à enregistrer une importante augmentation des exportations d’or, car malgré une faible production nationale (l’équivalent de 50 millions de dollars), il s’affirme comme une plaque tournante régionale du commerce de ce métal précieux, importé le plus souvent de toute l’Afrique des Grands Lacs et du Soudan du Sud, ainsi que du Venezuela l’année dernière.

Côte d’Ivoire : les autorités ambitionnent de faire du pays un exportateur majeur de riz en Afrique à l’horizon 2030

C’est ce qu’a annoncé l’exécutif mercredi 11 mars en Conseil des ministres, présentant la nouvelle feuille de route de sa Stratégie nationale de développement de la riziculture (SNDR), rééchelonnée sur la période courant de 2020 à 2030 (le premier SNDR, lancé en 2012, visait l’autosuffisance rizicole en 2020 avec une production de 2 millions de tonnes, mais après un bond de 984 000 tonnes à 1,4 million de tonnes entre 2012 et 2015, la production ivoirienne stagne depuis quelques années à 1,3 million de tonnes). Objectif : l’autosuffisance rizicole d’ici 2025, et l’accession du pays au rang d’exportateur africain majeur à l’horizon 2030. Pour ce faire, les autorités envisagent d’adopter plusieurs mesures parmi lesquelles la production de semences à haut rendement, la mécanisation totale de la chaîne des valeurs rizicoles et la riziculture irriguée. Un investissement de 150 milliards de francs CFA ira également dans la réhabilitation et l’aménagement de 64 barrages et 55 000 hectares de terres rizicoles, afin de « faire basculer progressivement la riziculture de type traditionnel et de subsistance non rentable à une riziculture de marché, compétitive et respectueuse de l’environnement », selon le gouvernement. Cette stratégie ambitionne d’aider le pays à réduire ses importations de riz, dont le montant est estimé à 300 milliards de francs CFA.

Ouganda : le bout du tunnel pour Tullow Oil ?

Pour la junior britannique Tullow Oil, qui voit son projet de vente de 21,6 % de ses parts à ses deux partenaires Total et CNOOC dans le projet du lac Albert bloqué depuis janvier 2017 faute d’un accord fiscal avec Kampala, cela pourrait bien être la fin d’un long imbroglio. Cité mercredi 11 mars par S&P Global Platts, un responsable du ministère ougandais de l’Énergie a ainsi confirmé que les pourparlers en cours entre le gouvernement ougandais, le pétrolier Tullow et ses partenaires Total et CNOOC étaient « proches d’aboutir ». Une information qui doit encore être officiellement confirmée par les différentes parties prenantes. Pour rappel, Tullow avait découvert le gisement en 2006 et vendu un tiers du capital à chacun de ses deux partenaires, Total et CNOOC, en 2012 pour près de 3 milliards de dollars.

Énergie : le milliardaire nigérian Aliko Dangote se lance dans l’exploitation pétrolière

Après le ciment, le sucre, la farine et les engrais, l’homme dont la fortune est estimée à 16,7 milliards de dollars (chiffre Bloomberg) devrait produire ses premiers barils d’ici juillet prochain, à partir de deux blocs rachetés en 2015 à Shell, Total et ENI, situés sur le champ de Kalaekulu dans le Delta du Niger. Selon Devakumar Edwin, le directeur exécutif du groupe Dangote, après une première phase de production de l’ordre de 20 000 barils/jour, le conglomérat vise le ratio des 100 000 b/jour. Le brut extrait sera à terme traité dans la gigantesque raffinerie du magnat (capacité de 650 000 barils/jour), actuellement en cours de construction sur une bande marécageuse à l’est de Lagos. À travers ce projet, Aliko Dangote souhaite contribuer à réduire la dépendance du Nigeria à l’égard du carburant importé. L’usine devrait entrer en phase opérationnelle mi-2021.

Frappé par la chute des cours du pétrole, le Nigeria revoit à la baisse son budget 2020

Premier producteur d’or noir du continent avec deux millions de barils/jour, le Nigeria se prépare à une année budgétaire périlleuse. Actant la baisse spectaculaire des cours du pétrole, consécutive à la crise du coronavirus, la ministre des Finances, Zainab Ahmed, a confirmé lundi 9 mars que le budget 2020 allait être révisé à la baisse. Objectif, tenir compte de la distorsion importante entre les prévisions initiales (30 milliards de dollars de budget prévu et un prix de référence du pétrole brut de 57 dollars le baril) et les ressources financières effectivement disponibles. La responsable politique a par ailleurs indiqué qu’un rapport avec des propositions pour limiter les retombées économiques de la crise qui se profile sera remis mercredi 11 mars au président Muhammadu Buhari.

Mines : Le Niger octroie six nouveaux permis uranifères et aurifères dans les régions d’Agadez et de Tillabéri

Six conventions minières entre la République du Niger et deux exploitants miniers ont été approuvées vendredi 6 mars en conseil des ministres. Ces conventions portent sur la délivrance de 6 permis de recherche, attribués aux sociétés Loxcroft Resources Ltd et Lâlin-Niger SARL Unipersonnelle. Plus spécifiquement, Loxcroft Resources, s’est vue octroyer quatre permis (« Tagait 2 », « Tagait 3 », « Agebout » et « Afoudey ») pour la recherche d’uranium et substances connexes dans les départements de Tchirozerine et Arlit (Agadez), tandis que Lâlin-Niger bénéficiait de son côté de deux permis (« Dogona 1 » et « Dogona 2 ») pour la recherche d’or et de métaux précieux dans le département de Torodi (région de Tillabéri). Loxcroft Resources et Lâlin-Niger investiront respectivement 8 et 3,1 millions de dollars sur une période de 3 ans afin de mener à bien les travaux. En dehors des recettes fiscales attendues, ces projets contribueront à la création d’emplois directs et indirects, au développement des communes locales et à la formation d’agents de l’Administration des mines et de la géologie.

Cameroun : lancement des travaux de la 2e phase de construction du port en eau profonde de Kribi

Lancés en novembre 2017 et interrompus un an plus tard, les travaux de la 2e phase de construction du port en eau profonde de Kribi ont repris en février. Le chantier, initialement estimé à une durée de trois ans et demi, devrait finalement être bouclé en 36 mois, pour une livraison prévue en février 2023. D’un coût global de quelque 400 milliards de francs CFA, ces travaux devraient entre autres permettre de doter le Port autonome de Kribi (PAK) d’un second terminal à conteneurs (750 m) deux fois plus long que le premier, opéré par le consortium Bolloré-CHEC-CMA CGM. En plus des travaux de 2e phase et infrastructures portuaires associées (aire de stockage de conteneurs, portiques, équipements et bâtiments portuaires…), le développement de cette infrastructure intègre également à terme la construction de terminaux hydrocarbures et minéralier. Pour rappel, le port en eau profonde de Kribi a été mis en service en mars 2018 et revendique actuellement le plus grand tirant d’eau sur la côte ouest-africaine (16 m).