En dépit du Covid-19, la sécurité alimentaire africaine devrait être préservée, selon le Cirad

En dépit de la crise sanitaire du Covid-19, la sécurité alimentaire d’une bonne partie du continent africain devrait être sauvegardée. Telle est en substance la conclusion de la dernière étude publiée par le Cirad, le principal organisme de recherche agronomique français. Rendue publique le 2 juin, la note souligne la relative résilience des pays côtiers d’Afrique de l’Ouest — Côte d’Ivoire, Bénin, Togo, face au choc provoqué par l’épidémie de Covid-19. Pour l’expliquer, les équipes du Cirad notent, en premier lieu, que « ces pays produisent beaucoup de manioc, plantain, igname et sorgho qui sont des cultures peu intensifiées et ne mobilisant que très peu d’engrais et de pesticides ». Par ailleurs, et à l’exception de la culture cacaoyère en Côte d’Ivoire et au Ghana, qui a recours à une main d’œuvre frontalière, « la main d’œuvre agricole est restée disponible dans les zones de production malgré les restrictions des déplacements de quelques semaines – couvre-feu, blocus de certaines villes », constatent les auteurs de l’étude. Autant de facteurs qui font qu’au final, « la crise sanitaire aura probablement peu d’impact sur [la production alimentaire de ces pays ]», pronostique le Cirad. Affaire à suivre…