Guinée : l’Indien Ashapura reprend la mine de fer de Yomboyéli

Après quatre années d’arrêt, consécutives à la liquidation de son ancien exploitant, Forecariah Guinea Mining, la mine de fer de Yomboyéli va être reprise par la société indienne Ashapura.

Selon les termes de l’accord signé le 5 juin avec les autorités guinéennes, le nouvel acquéreur s’est engagé à désintéresser à hauteur de 25 millions de dollars les créanciers de Forecariah Guinea Mining – une filiale de Bellzone Mining, tombée en faillite – et à relancer l’exploitation du projet minier, situé dans le sud-ouest du pays. La société minière réhabilitera par ailleurs le port de Konta et aménagera de nombreuses autres infrastructures.

Un engagement financier certes important pour la firme indienne, mais qui, au vu de la configuration spécifique de la mine de Yomboyéli, semble parfaitement justifié : le site – outre ses 3 millions de tonnes de réserves de fer estimées – est proche de la côte, ce qui permettra d’évacuer les minerais à moindre coût. Un avantage que n’ont pas d’autres mines, notamment dans le sud de la Guinée. Mais avant de tirer parti de ces dispositions favorables, Ashapura devra d’abord se plier à un calendrier court. Selon les termes de l’accord conclu, la firme indienne, qui table sur la création de 3 000 emplois directs, disposera de 4 mois seulement pour réhabiliter le port et débuter l’exploitation. Cité par les médias locaux, le ministre des Mines, Abdoulaye Magassouba, a pour sa part indiqué que « ce projet est important pour le pays parce qu’il permet non seulement la relance des activités de la mine de Forécariah, mais aussi l’ouverture de nouvelles opportunités sur un nouveau corridor, à travers la réhabilitation du port de Konta ».

Principaux produits d’exportations guinéens (2,9 milliards de dollars en 2017). Source : UN Comtrade

L’annonce du redémarrage des activités de la mine de fer de Yomboyéli confirme en tous cas la diversification grandissante des exportations minières du pays ouest-africain, encore très largement dominées par la bauxite (60 millions de tonnes exportées en 2018).