Kosmos Energy réitère sa volonté de réduire la voilure dans le projet Grand Tortue-Ahmeyim

Alors qu’elle dévoilait ses résultats trimestriels lundi, la junior américaine Kosmos Energy a confirmé son intention de céder la majorité de ses parts dans le projet Grand Tortue-Ahmeyim (GTA), entre le Sénégal et la Mauritanie. 

« Le processus annoncé précédemment visant à ramener à 10 % la participation de Kosmos dans la région élargie Mauritanie/Sénégal est en cours et vise une annonce de transaction d’ici la fin de l’année », a précisé la firme texane en présentant ses résultats du second trimestre. En mai, dans une mise à jour opérationnelle de ses activités du premier trimestre, le PDG de la société, Andrew Inglis, rappelait déjà que le projet de vendre certaines des parts de Kosmos Energy en Mauritanie et au Sénégal « [avait] suscité un vif intérêt de la part des acteurs du secteur ». Partenaire de la major britannique BP sur ce projet pétrolier et gazier, Kosmos contrôle 28 % des blocs mauritaniens et 30 % de ceux situés dans la partie sénégalaise, sans compter une participation importante dans le projet de liquéfaction de gaz (LNG) associé.

Dans cette logique de cession à venir, la junior américaine avait donc à cœur de montrer que la mariée était belle, en faisant notamment état des dernières avancées du projet. Pour rappel, la société avait annoncé en juillet la découverte de réserves supplémentaires de gaz de haute qualité dans la zone de développement de Grand Tortue-Ahmeyim (GTA-1), renforçant ainsi l’attractivité de cette dernière, qui contiendrait entre 15 et 50 trillions de pieds cubes de gaz naturel, et devrait entrer en exploitation en 2022. Selon les dernières estimations, l’installation de FGNL de GTA devrait permettre de produire environ 2,5 millions de tonnes de GNL par an.

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L’annonce du prochain retrait partiel de Kosmos Energy du projet Grand Tortue — Ahmeyin intervient néanmoins dans un contexte sénégalais tendu, la société civile réclamant notamment une enquête indépendante sur les conditions d’attribution de deux blocs pétroliers et gaziers offshore gérés par BP, après la divulgation en juin de l’affaire Aliou Sall/Petro-Tim.