Le diamantaire De Beers retrouve le sourire

Frappé de plein fouet par la pandémie du Covid en 2020, le sud-africain De Beers confirme une solide reprise de son activité.

Après une année 2020 catastrophique, marquée par la pandémie du coronavirus et durant laquelle la filière diamant a été confrontée au double défi de faire tailler ses pierres et de les écouler sur le marché, la reprise semble enfin amorcée. Le diamantaire sud-africain De Beers, leader mondial du secteur, a annoncé le mercredi 10 mars, par la voix de son PDG Bruce Cleaver, que ses ventes de diamants bruts ont atteint 550 millions de dollars au cours du deuxième cycle de vente de 2021, soit une progression de plus de moitié (+ 52 %) en glissement annuel. Des chiffres qui, bien que toujours susceptibles de faire l’objet d’ajustements, comme a tenu à préciser l’entreprise, traduisent un retour à une activité normalisée : passé le choc initial, les clients se réapprovisionnent de nouveau massivement, notamment sur le segment des diamants de qualité intermédiaire, a justifié le géant minier.

A titre de comparaison, le second cycle de 2020 avaient rapporté 362 millions de dollars de revenus ; une mévente historique due aux premières mesures de confinement mises en place l’année dernière et qui avait notamment paralysé la ville indienne de Surate, dans l’État du Gujarat, premier centre mondial de la taille des pierres précieuses (90 % des diamants de la planète). Résultat, c’est contraint et forcé que De Beers avait annoncé l’annulation pure et simple de son troisième cycle de vente. Un souvenir douloureux qui explique sans doute la communication particulièrement précautionneuse de la direction du groupe sud-africain.  « Bien que l’année ait commencé de manière positive, nous reconnaissons l’incertitude à court terme quant au rythme et à la forme de la reprise », a rappelé Bruce Cleaver dans son communiqué. Le groupe gère 10 cycles de vente par an, à raison d’un toutes les 5 semaines en moyenne.

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