Pétrole : ENI annonce la découverte d’un gisement offshore en Angola

La compagnie pétrolière italienne ENI a annoncé le 14 mai la découverte d’un gisement majeur en Angola, dans le secteur du puits Ndungu-1 NFW.

Ce puits en eaux profondes, situé à quelques kilomètres des installations du pôle ouest d’ENI, a été découvert par le navire Poséidon, grâce à des forages allant de 1 066 à 4 050 mètres de profondeur. Selon le communiqué de la major européenne, qui envisage une capacité de production supérieure à 20 000 barils/jour, ce nouveau champ pétrolier pourrait contenir jusqu’à 250 millions de barils de pétrole léger disposant « […] d’excellentes propriétés pétrophysiques ». Ndungu est la quatrième découverte de nature commerciale depuis que la coentreprise Block 15/0606 – composée d’ENI (en tant qu’opérateur 36,84 %), Sonangol (36,84 %) et SSI Fifteen Limited (26,31 %) – a relancé sa campagne d’exploration à la mi-2018. Il s’ajoute aux gisements de Kalimba, Afoxé et Agogo, qui contiendraient en cumulé jusqu’à 1,4 milliard de barils de pétrole léger.

Implantée en Angola depuis 1980, ENI, qui produit déjà 155 000 barils/jour (sur 1,85 million de barils/jour à l’échelle internationale en 2018), devrait ainsi renforcer encore davantage sa capacité de production dans le pays.

Part de la production pétrolière angolaise dans la production mondiale totale d’ENI (%).

Cette nouvelle prospection fructueuse tombe aussi à point nommé pour l’Angola, qui continue de subir les conséquences du contre-choc pétrolier de 2014-2016 avec une dette en hausse (64 % du PIB) et une devise – le kwanza – en forte baisse (-40 % face au dollar depuis début 2018). Conscient de ces difficultés, le conseil d’administration du FMI a d’ailleurs accordé au pays un prêt de 3,7 milliards de dollars en décembre dernier, dont 990 millions ont été immédiatement décaissés. Deuxième producteur africain de pétrole brut (1,6 million de barils/jour) derrière le Nigéria qui l’a détrônée en 2017, l’Angola souhaite diversifier son économie, mais la part de l’or noir reste écrasante (40 % du PIB national et 95 % des exportations du pays).