De Actus

Pétrole : ConocoPhillips de retour au Maroc

La société pétrolière américaine ConocoPhillips, par le biais de sa filiale Conocophillips Morocco Ventures (CMV), vient de se voir attribuer par l’office marocain des hydrocarbures et des mines (ONHYM) un périmètre d’exploration offshsore dans la région de Mesorif (nord du pays), une zone qui déjà fait l’objet de plusieurs découvertes d’hydrocarbures. L’information a été rendue publique le 12 mai par l’ONHYM, qui s’est félicité, dans son communiqué, que « cette signature marque une nouvelle entrée de ConocoPhillips dans le royaume chérifien depuis la fusion de Conoco et Phillips en 2001». L’institution publique chérifienne a par ailleurs précisé que le permis d’exploration couvrira une période de deux ans, CMV devant effectuer des études géologiques et géophysiques pendant la première année et l’acquisition de données 2D pendant la seconde année.

Ghana : Le Cocobod, mauvais payeur

Deuxième productrice mondiale derrière sa voisine ivoirienne, la filière cacaoyère du Ghana (850 000 tonnes par an) traverse une mauvaise passe financière. Selon des indiscrétions rapportées par l’agence d’information financière Bloomberg, le Cocobod, l’autorité ghanéenne de régulation du secteur, a multiplié les impayés au cours des dernières semaines auprès des sociétés agréées pour l’achat de cacao, qui lui livrent les fèves après collecte auprès des producteurs. Des créances dues qui selon les sources citées par le média américain, atteindraient des arriérés cumulés de près de 1,2 milliard de cédis (210 millions de dollars). En cause, la chute des prix du cacao et la désorganisation des chaînes logistiques mondiales, dans le sillage de la crise du coronavirus, qui ont durement affecté le régulateur de la filière cacao ghanéenne. Contactée par Bloomberg, la direction du Cocobod s’est toutefois voulue rassurante, expliquant que « les ventes sont en cours de normalisation » et que toutes les dettes seront payées « dans les prochaines semaines ». Affaire à suivre…

Guinée : la BAD accorde 3 millions de dollars aux filières des énergies vertes et du miel

La Banque africaine de développement (BAD) a avalisé le financement en Guinée de trois nouveaux projets, notamment dans les énergies vertes et l’appui à la compétitivité de la chaîne de valeur du miel, a-t-on appris ce jeudi 11 juin. S’agissant du volet énergies renouvelables, le programme de développement des mini-réseaux verts en Guinée viendra en particulier en appui à l’Agence guinéenne pour l’électrification rurale (AGER) dans la mise en place de projets de 57 mini-réseaux verts dans le pays. Quant au soutien à la filière miel guinéenne, le projet d’appui à la compétitivité de cette chaîne de valeur a pour objectif d’accroître les revenus de ses acteurs, notamment les femmes. Au total, c’est près de 3,2 millions de dollars de nouveaux financements qui seront accordés, portant le total des projets financés par la BAD dans le pays à 556 millions de dollars.

Solaire : le sud-africain Sun Exchange lève 3 millions de dollars

L’enjeu : pour la start-up du solaire Sun Exchange, sécuriser des fonds de longue durée pour ses futurs projets africains La start-up sud-africaine Sun Exchange, spécialisée dans les levées de fonds pour des projets d’énergie solaire, a annoncé la clôture de son cycle de financement de série A avec un apport complémentaire de 3 millions de…

La Guinée signe la convention du projet de Simandou

Comme annoncé récemment dans nos colonnes, la convention de base pour l’exploitation des blocs 1 et 2 du Mont Simandou par le consortium guinéo-chinois Société minière de Boké (SMB-Winning) a été officiellement signée ce mardi 9 juin par le ministre des Mines, Abdoulaye Magassouba, ce dernier évoquant « une étape importante dans le développement du secteur minier guinéen ». L’accord, qui devrait concrètement se traduire par le démarrage du plus grand projet d’exploitation minière industrielle du pays, comprend notamment la construction d’une voie ferrée de 650 km et d’un port en eau profonde. Le coût total du projet est estimé à 14 milliards de dollars et devrait rapporter 15 milliards de dollars de recettes cumulées à la Guinée sur les 25 ans de sa durée de vie.

Le Togo, premier exportateur de produits agricoles bio de la CEDEAO vers l’UE

Considérée comme l’une des priorités du Plan national de développement, la filière agricole togolaise peut d’ores et déjà se féliciter d’une première victoire symbolique : selon les derniers chiffres publiés par la Commission européenne, le Togo est devenu en 2019 le premier exportateur de produits agricoles bio de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) vers l’Union européenne (UE) et le second à l’échelle du continent, après l’Egypte. Mieux, le petit pays d’Afrique de l’Ouest (56 000 km2 pour 8,6 millions d’habitants) a vu ses volumes expédiés vers l’UE plus que doublé (+ 102 %) entre 2018 et 2019, ses exportations de produits agricoles biologiques vers cette destination passant de 22 000 tonnes à près de 45 000 tonnes sur la période.

Libye : la NOC confirme la reprise d’activité de deux champs pétroliers

La National Oil Corporation (NOC), la compagnie pétrolière nationale libyenne, a confirmé lundi 8 juin la reprise de la production des champs de Sharara et El feel suite au retrait des forces de Khalifa Haftar, le maréchal dissident qui s’oppose au gouvernement d’accord national siégeant à Tripoli. Selon l’agence d’information Reuters, qui cite deux ingénieurs pétroliers de la NOC, le champ pétrolifère d’El Feel délivre actuellement une production de 12 000 barils par jour ; un niveau qui devrait être porté à 70 000 barils par jour dans les 14 jours. Quant au champ de Sharara, sa production a recommencé avec 30 000 barils par jour ; un volume qui va être progressivement porté à son plein potentiel (300 000 barils/jour) au cours des trois prochains mois. Une bonne nouvelle assurément pour les finances publiques libyennes : dans son dernier communiqué, la NOC a ainsi rappelé que l’effondrement de la production d’hydrocarbures et la fermeture des ports pétroliers depuis le début de l’année ont fait perdre 5,3 milliards de dollars de recettes au pays.

Les revenus mondiaux du secteur pétrolier pourraient plonger de 40 % en 2020, selon le cabinet Rystad Energy

Actée le 6 juin par les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs alliés de l’alliance OPEP +, la prolongation de la réduction de la production d’or noir pourrait ne pas suffire à relancer à court terme la filière. Dans une note publiée dans la foulée de l’annonce de l’OPEP +, le cabinet spécialisé Rystad Energy estime ainsi que les revenus du secteur des hydrocarbures pourraient plonger de 40 % en 2020, par rapport à 2019. Un effondrement qui, s’il se confirme, pourrait se traduire par une réduction de 25 % des investissements dans le secteur au premier semestre 2020, à 410 milliards de dollars, pronostique Rystad Energy.

SMB-Winning obtient le feu vert définitif pour l’exploitation du projet de Simandou

Découvert dans les années 1990, le gisement de fer du mont Simandou pourrait enfin être mis en valeur prochainement. Le gouvernement guinéen a avalisé le 4 juin, la convention de base pour l’exploitation des blocs 1 et 2 du Mont Simandou par le consortium guinéo-chinois Société minière de Boké (SMB-Winning). L’enjeu : lancer l’exploitation du site minier…

L’IDA accorde un crédit de 160 millions de dollars aux filières agricoles béninoises

Branche de la Banque mondiale dédiée aux pays pauvres, l’Association internationale de développement (IDA) a approuvé un crédit de 160 millions de dollars en faveur du Bénin afin accroître la compétitivité de ses filières agricoles, en particulier celle de l’ananas et de la noix de cajou à l’exportation. L’institution a indiqué notamment que près de 10 000 hectares de plantations d’ananas et 135 000 hectares de plantations de noix de cajou vieillissantes seront remplacés ou nouvellement développés. Quant au volet logistique, les financements décaissés serviront en partie à la construction d’un terminal de fret pour l’entreposage frigorifique des produits périssables et à la réhabilitation de 1 200 km de routes.

En dépit du Covid-19, la sécurité alimentaire africaine devrait être préservée, selon le Cirad

En dépit de la crise sanitaire du Covid-19, la sécurité alimentaire d’une bonne partie du continent africain devrait être sauvegardée. Telle est en substance la conclusion de la dernière étude publiée par le Cirad, le principal organisme de recherche agronomique français. Rendue publique le 2 juin, la note souligne la relative résilience des pays côtiers d’Afrique de l’Ouest — Côte d’Ivoire, Bénin, Togo, face au choc provoqué par l’épidémie de Covid-19. Pour l’expliquer, les équipes du Cirad notent, en premier lieu, que « ces pays produisent beaucoup de manioc, plantain, igname et sorgho qui sont des cultures peu intensifiées et ne mobilisant que très peu d’engrais et de pesticides ». Par ailleurs, et à l’exception de la culture cacaoyère en Côte d’Ivoire et au Ghana, qui a recours à une main d’œuvre frontalière, « la main d’œuvre agricole est restée disponible dans les zones de production malgré les restrictions des déplacements de quelques semaines – couvre-feu, blocus de certaines villes », constatent les auteurs de l’étude. Autant de facteurs qui font qu’au final, « la crise sanitaire aura probablement peu d’impact sur [la production alimentaire de ces pays ]», pronostique le Cirad. Affaire à suivre…

Pour la filière caoutchouc, une sombre année 2020 en perspective

L’enjeu : évaluer l’impact de la crise née du coronavirus sur les filières caoutchouc, notamment en Afrique Selon l’Association des pays producteurs de caoutchouc naturel (ANRPC), la production mondiale de caoutchouc naturel devrait chuter de près de 5 % en 2020, en raison de la crise économique née de la pandémie du Covid-19, qui a provoqué…

L’ivoirien Palmci dévoile une perte annuelle de plus de 5 milliards de francs CFA

Palmci, le fabricant ivoirien d’huile de palme a dévoilé une perte nette de 5,562 milliards de francs CFA (8,3 millions d’euros) au terme de son exercice 2019. Un résultat certes négatif mais en amélioration significative par rapport à 2018, où la société avait annoncé une perte record de 12,612 milliards de francs CFA (18,2 millions…

Le Mali a produit 700 000 tonnes de coton pour la saison 2019/2020

La Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT), l’entreprise publique qui pilote l’ensemble de la filière coton au Mali, a annoncé lundi 1er juin que le pays a produit 700.000 tonnes de coton pour la saison 2019/2020, un chiffre en progression de 6,6 % par rapport à la campagne précédente. Quant à l’objectif visé pour la saison 2020/2021, le directeur général de la CMDT, Baba Berthe, a indiqué tabler sur un volume attendu de 820.000 tonnes. De quoi conforter un peu plus la place du Mali parmi les principaux pays producteurs d’or blanc d’Afrique subsaharienne, aux côtés notamment du Burkina Faso et du Bénin.

Cameroun : la Société nationale des hydrocarbures anticipe une baisse de 70 % de ses recettes

Durement touchée par la chute des prix du pétrole, la Société nationale des hydrocarbures (SNH) du Cameroun a fait savoir au gouvernement qu’elle ne pourra garantir que 30% des recettes initialement prévues dans la Loi de finances 2020, soit une contraction de 70 % de ses revenus. L’information a été relayée par les médias locaux ce lundi 1er juin. Pour rappel, 443 milliards de francs CFA (660 millions d’euros) de recettes pétrolières avaient été budgétisées dans la Loi de finances 2020, votée par le Parlement en novembre 2019. La réduction évoquée des recettes (-70 %) pourrait donc se traduire par un manque à gagner de plus de 300 milliards de francs CFA (460 millions d’euros), qui sera définitivement chiffré dans le cadre de La loi de Finances rectificative, attendue au cours de ce mois.

Les fonds de crédit, une alternative au financement bancaire

Alors qu’elles contribuent à une part significative de la richesse et des emplois créés en Afrique, les petites et moyennes entreprises (PME) continuent d’être les parents pauvres du financement bancaire. Il existe pourtant des alternatives au crédit classique, à l’image des solutions proposées par les credit fund, ces véhicules d’investissement spécialisés dans la fourniture de financements sur mesure, et dont la souplesse est particulièrement précieuse pour les entreprises en phase de développement. Notamment dans la filière des matières premières agricoles. Dans cette tribune, Sidoine Viagbo, Executive Head West Africa au Barak Fund Management, revient sur les avantages de cette formule…

Coronavirus : Sibanye-Stillwater annonce 51 nouveaux cas positifs parmi ses employés

Le groupe aurifère sud-africain Sibanye-Stillwater a annoncé jeudi 28 mai avoir détecté 51 nouveaux cas positifs au Covid-19 dans ses opérations de Rustenburg, en Afrique du Sud. Dans son communiqué, l’entreprise a précisé qu’elle avait procédé à cette série de nouveaux tests après que deux de ses employés travaillant sur le site de Thembelani (Afrique…

La sardine au secours de la pêche rwandaise

L’enjeu : accroître les prises de pêche, grâce à l’introduction réussie de la sardine dans deux lacs du pays. Aujourd’hui l’une des plus faibles d’Afrique subsaharienne, la production piscicole rwandaise pourrait sensiblement augmenter avec l’introduction de la sardine dans les lacs jumeaux de Burera et Ruhondo, situés dans le nord du pays. Pêchée jusqu’alors uniquement dans…

Le Burkina a produit 464 000 tonnes de coton graine au titre de la campagne 2019/20

Dévoilées en Conseil des ministres le 27 mai, les premières estimations de la production nationale de coton graine ont été chiffrées à 464 000 tonnes au titre de la campagne 2019/20 ; un volume global en hausse de 6,7% par rapport aux 434 717 tonnes de la campagne précédente. L’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB) avait pour sa part tablé, fin avril, sur une production autour de 500 000 tonnes (coton biologique inclus). Toutes les zones de production n’ont cependant pas bénéficié de la même tendance haussière. Si les zones Faso Coton et Sofitex enregistrent une hausse respective de 4 et 16% de leur production par rapport à la campagne 2018/19, la zone Socoma a en revanche vu la sienne se contracter de 31%.

Ouganda : le chinois CNOOC ne s’opposera pas à la reprise des actifs de Tullow par Total

Annoncée fin avril, la cession par Tullow Oil de la totalité de sa participation au français Total dans le projet du lac Albert, en Ouganda, s’approche un peu plus de sa conclusion. Jeudi 28 mai, le chinois CNOOC, troisième partenaire de ce projet, a annoncé qu’il n’exercera pas son droit de préemption lui permettant d’acquérir les actifs de Tullow ; une clause qui aurait permis à l’entreprise publique chinoise de racheter la participation du britannique dans l’éventualité où celui-ci se retirerait du projet. En procédant ainsi, CNOOC valide ainsi la transaction conclue en avril entre Tullow et Total. Reste désormais à obtenir l’approbation des actionnaires de Tullow et l’aval définitif des autorités ougandaises.

Nigeria : Le terminal pétrolier de Bonga en maintenance

Le terminal pétrolier offshore de Bonga, au Nigeria, fait actuellement l’objet d’opérations de maintenance, a-t-on appris ce mardi 26 mai. Contactée par l’agence Reuters, la major anglo-néerlandaise Shell, qui gère l’installation, a ainsi confirmé que des travaux sur l’unité flottante de production, de stockage et de déchargement du terminal ont débuté le 21 mai et se poursuivront « jusqu’en juillet, période durant laquelle il y aura quelques jours d’arrêt total ». Le terminal de Bonga devait charger quatre cargaisons en juin, soit l’équivalent de 127 000 barils par jour

Tanzanie : Barrick Gold tient parole

Dans un communiqué publié le 25 mai, le géant canadien de l’or Barrick Gold a annoncé que la première tranche du paiement de 300 millions de dollars qu’il s’était engagé à verser aux autorités tanzaniennes pour régler un précédent litige fiscal avait été réglée. Fin octobre, un accord avait en effet été trouvé entre l’opérateur minier et le gouvernement tanzanien pour redémarrer l’exploitation des trois mines détenues par Barrick dans le pays (Bulyanhulu, North Mara et Buzwagi) et auparavant détenues par sa filiale Acacia Mining. Acacia Mining avait notamment été accusée de ne pas verser suffisamment d’impôts et de redevances au pays et s’était vue obliger d’arrêter ses opérations, en attendant de trouver une issue à l’amiable avec le gouvernement tanzanien. La direction de Barrick a par ailleurs confirmé que ses premiers conteneurs de concentré d’or ont été autorisés à l’exportation courant avril.

Guinée : BSGR veut rouvrir une procédure arbitrale contre son ex-partenaire Vale

Condamné en avril 2019 à verser 1,25 milliard de dollars à son ex-partenaire brésilien Vale pour « fraude et violation de garantie » dans l’affaire de l’exploitation du gisement de fer de Simandou, la société minière Benny Steinmetz Group Resources (BSGR) chercherait à rouvrir une procédure d’arbitrage auprès d’un tribunal américain, rapporte ce lundi 25 mai l’agence d’informatio Reuters. Selon le groupe de l’homme d’affaires israélien Benny Steinmetz, Vale était conscient de la possibilité de corruption ou de « signaux d’alerte » lorsque les entreprises se sont associées en 2010 pour développer le projet Simandou, le plus grand gisement de fer africain encore inexploité. Une ligne d’accusation que rejette Vale, la direction du groupe brésilien se disant confiante, dans un communiqué publié vendredi 22 mai, que « cette nouvelle procédure [d’accusation] continuera d’être rejetée par n’importe quelle cour ou tribunal, compte tenu de l’ensemble des efforts de diligence de Vale et des moyens extraordinaires que Steinmetz a entrepris pour dissimuler sa fraude».

Telcar Cocoa et Cargill s’allient pour assurer une traçabilité complète du cacao camerounais

L’entreprise de négoce Telcar Cocoa, leader des exportations de cacao au Cameroun avec près de 30 % du marché, va instaurer prochainement un système de traçabilité complète de sa chaîne d’approvisionnement. Une avancée rendue possible grâce à l’aide son partenaire, le géant américain Cargill qui, dans son dernier rapport annuel, a confirmé vouloir « établir [au Cameroun ] des partenariats avec des organismes de certification tiers. Une approche qui s’applique aussi bien à notre chaîne d’approvisionnement directe, […] qu’à notre chaîne d’approvisionnement indirecte », précise la firme, qui indique par ailleurs viser une traçabilité à 100 % des fèves de cacao d’ici 2030.