De Actus

Les ventes de produits agricoles rwandais boostées par la plateforme d’e-commerce Alibaba

Lancée à Kigali en novembre 2018 comme premier hub africain du e-commerçant chinois Alibaba, la plateforme eWTP (pour « Electronic World Trade Platform ») a réussi son pari d’augmenter significativement les exportations du pays des Mille Collines, notamment vers l’Empire du Milieu. Selon les informations rendues publiques par le géant du commerce électronique chinois, les ventes de produits rwandais en Chine, via eWTP, ont progressé de 124 % en 2019. Au premier rang des articles plébiscités par les consommateurs du pays asiatique, le café et le piment rwandais. Organisée en mai par Alibaba, une récente mise en vente de café rwandais torréfié s’est ainsi soldée par la cession d’environ 1,5 tonne de marchandise en une minute !

L’Egypte décroche le jackpot avec la découverte d’un important gisement d’or

L’enjeu : Pour l’Egypte, accroître ses capacités de production aurifère dans un contexte conjoncturel favorable Modeste producteur d’or, l’Egypte pourrait prochainement voir sa filière renforcer. Le ministre égyptien du Pétrole et des Ressources minières, Tarek El-Molla, a annoncé mardi 30 juin la découverte d’un important gisement dans le sud-est du pays. Selon les premières informations rendues…

Gaz : L’UKEF annoncée dans le tour de table du projet Mozambique LNG

Estimé à 25 milliards de dollars, le méga-projet de construction du terminal de liquéfaction et d’exportation de gaz Mozambique LNG, piloté par le français Total, s’est trouvé un nouveau soutien financier. Selon l’agence d’information Reuters, qui a rapporté l’information ce lundi 29 juin, l’agence britannique de crédit à l’exportation UK Export Finance (UKEF) serait ainsi prête à participer au financement du projet, a indiqué une source proche du dossier. Quant au montant possible accordé, les fonds engagés dans l’opération pourraient être « d’environ 800 millions de dollars », a précisé la source précitée. Contactée par Reuters pour confirmer (ou infirmer) cette intention, une porte-parole de l’agence britannique a pour sa part indiqué que « l’UKEF ne peut pas commenter les spéculations sur les transactions potentielles pour des raisons de confidentialité commerciale ».

Cacao : la Côte d’Ivoire renforce ses capacités de transformation et de stockage, aidée de l’allié chinois

Déterminées à valoriser au mieux le cacao national, encore trop souvent vendu à l’état brut, les autorités ivoiriennes ont acté une série de projets destinés à renforcer les capacités de transformation et de stockage du pays : la construction de deux nouvelles usines de broyage de cacao et d’une dizaine d’entrepôts a ainsi été validée par le ministère de l’Économie et des Finances. Quant au financement de ces installations, selon des sources rapportées par l’hebdomadaire Jeune Afrique, il devrait être rendu possible par le biais d’un emprunt « d’environ 330 millions d’euros » auprès d’opérateurs chinois, déjà actifs dans la filière cacao ivoirienne. Le plus connu d’entre est l’entreprise publique chinoise China Light Industry Design Co Ltd, qui avait déjà signé en décembre un accord similaire avec le Conseil café-cacao pour la construction d’usines de transformation de cacao et d’entrepôts de stockage, à Abidjan et à San Pedro.

Sénégal : la junior australienne FAR en défaut de paiement

La junior australienne FAR a annoncé le 24 juin aux autorités de la bourse de Sydney, où elle est cotée, qu’elle se mettait en défaut de paiement en raison de ses engagements financiers sur le projet pétrolier sénégalais offshore de Sangomar, dont elle est actionnaire à 15 %, aux côtés de sa compatriote Woodside (35 %), de l’écossaise Cairn Energy (40 %) et de l’agence publique sénégalaise Petrosen (10 %). Selon les termes du communiqué, cette défaillance intervient à la suite d’un appel de fonds émis en mai 2020 par Woodside pour le mois de juin 2020 et d’un retard de paiement de 100 millions de dollars de FAR, qui disposait d’un délai d’un mois pour régler cet appel de fonds, conformément à ses obligations. L’entreprise dispose de six mois pour payer ses dettes. Au-delà de ce délai, FAR se verra contrainte de renoncer à sa participation dans le projet sans compensation.

Harmony Gold lève des fonds en bourse pour finaliser sa dernière acquisition

L’enjeu : pour Harmony Gold, l’appel au marché lui permet de boucler son tour de table financier. Officialisée en février, l’acquisition par Harmony Gold des derniers actifs aurifères sud-africains d’AngloGold pour 300 millions de dollars devait en partie être financée par une levée de fonds sur les marchés. C’est désormais chose faite. Dans un communiqué rendu…

Sénégal : Woodsite confirme que le projet pétrolier de Sangomar démarrera bien en 2023

Confronté à la chute des prix du gaz en cette période de crise, et à des rumeurs persistantes de report de ses plans d’investissements au Sénégal, l’australien Woodside a rappelé le 23 juin que son projet phare de Sangomar démarrera bien en 2023, comme prévu. Une annonce qui sonne comme une mise au point, certains analystes ayant indiqué récemment que l’entrée en production du puits ne se ferait probablement pas avant 2025, en raison de l’impact du coronavirus sur le secteur. « Avec nos partenaires, nous travaillons avec les contractants du projet et le gouvernement de la République du Sénégal pour optimiser les dépenses à court terme tout en protégeant la valeur globale de l’investissement et livrer le premier pétrole en 2023 », a précisé la direction de la firme dans son communiqué.

RDC : le canadien Banro vend sa mine d’or de Namoya

Las du contexte sécuritaire problématique dans l’Est de la République démocratique du Congo, le groupe aurifère canadien Banro a annoncé mardi 23 juin la cession prochaine de sa mine de Namoya à un consortium d’investisseurs comprenant notamment l’opérateur chinois Baiyin International Investment. Plus tôt, en février, Banro avait de fait confirmé son intention de vendre le complexe minier de Namoya- au besoin avec une importante décote- après que des attaques répétées des milices locales congolaises aient forcé la société à suspendre ses activités sur plusieurs de ses sites, tous situés dans l’Est du pays. Bien que le montant de la transaction n’ait été dévoilé, le groupe canadien a toutefois précisé qu’il recevra une redevance pour toute la production aurifère à venir issue du site de Namoya. L’accord est néanmoins encore soumis à l’approbation finale du gouvernement congolais.

Tesla relance le cobalt congolais de Glencore

L’enjeu : sécuriser un approvisionnement fiable en cobalt pour accompagner le développement de la voiture électrique Mise à mal par la suspension, fin 2019, des opérations dans la mine de Mutanda, la filière cobalt congolaise pourrait être prochainement relancée grâce aux besoins accrus du constructeur automobile américain Tesla. Le groupe, spécialisé dans les véhicules électriques, aurait,…

Pétrole : ConocoPhillips de retour au Maroc

La société pétrolière américaine ConocoPhillips, par le biais de sa filiale Conocophillips Morocco Ventures (CMV), vient de se voir attribuer par l’office marocain des hydrocarbures et des mines (ONHYM) un périmètre d’exploration offshsore dans la région de Mesorif (nord du pays), une zone qui déjà fait l’objet de plusieurs découvertes d’hydrocarbures. L’information a été rendue publique le 12 mai par l’ONHYM, qui s’est félicité, dans son communiqué, que « cette signature marque une nouvelle entrée de ConocoPhillips dans le royaume chérifien depuis la fusion de Conoco et Phillips en 2001». L’institution publique chérifienne a par ailleurs précisé que le permis d’exploration couvrira une période de deux ans, CMV devant effectuer des études géologiques et géophysiques pendant la première année et l’acquisition de données 2D pendant la seconde année.

Ghana : Le Cocobod, mauvais payeur

Deuxième productrice mondiale derrière sa voisine ivoirienne, la filière cacaoyère du Ghana (850 000 tonnes par an) traverse une mauvaise passe financière. Selon des indiscrétions rapportées par l’agence d’information financière Bloomberg, le Cocobod, l’autorité ghanéenne de régulation du secteur, a multiplié les impayés au cours des dernières semaines auprès des sociétés agréées pour l’achat de cacao, qui lui livrent les fèves après collecte auprès des producteurs. Des créances dues qui selon les sources citées par le média américain, atteindraient des arriérés cumulés de près de 1,2 milliard de cédis (210 millions de dollars). En cause, la chute des prix du cacao et la désorganisation des chaînes logistiques mondiales, dans le sillage de la crise du coronavirus, qui ont durement affecté le régulateur de la filière cacao ghanéenne. Contactée par Bloomberg, la direction du Cocobod s’est toutefois voulue rassurante, expliquant que « les ventes sont en cours de normalisation » et que toutes les dettes seront payées « dans les prochaines semaines ». Affaire à suivre…

Guinée : la BAD accorde 3 millions de dollars aux filières des énergies vertes et du miel

La Banque africaine de développement (BAD) a avalisé le financement en Guinée de trois nouveaux projets, notamment dans les énergies vertes et l’appui à la compétitivité de la chaîne de valeur du miel, a-t-on appris ce jeudi 11 juin. S’agissant du volet énergies renouvelables, le programme de développement des mini-réseaux verts en Guinée viendra en particulier en appui à l’Agence guinéenne pour l’électrification rurale (AGER) dans la mise en place de projets de 57 mini-réseaux verts dans le pays. Quant au soutien à la filière miel guinéenne, le projet d’appui à la compétitivité de cette chaîne de valeur a pour objectif d’accroître les revenus de ses acteurs, notamment les femmes. Au total, c’est près de 3,2 millions de dollars de nouveaux financements qui seront accordés, portant le total des projets financés par la BAD dans le pays à 556 millions de dollars.

Solaire : le sud-africain Sun Exchange lève 3 millions de dollars

L’enjeu : pour la start-up du solaire Sun Exchange, sécuriser des fonds de longue durée pour ses futurs projets africains La start-up sud-africaine Sun Exchange, spécialisée dans les levées de fonds pour des projets d’énergie solaire, a annoncé la clôture de son cycle de financement de série A avec un apport complémentaire de 3 millions de…

La Guinée signe la convention du projet de Simandou

Comme annoncé récemment dans nos colonnes, la convention de base pour l’exploitation des blocs 1 et 2 du Mont Simandou par le consortium guinéo-chinois Société minière de Boké (SMB-Winning) a été officiellement signée ce mardi 9 juin par le ministre des Mines, Abdoulaye Magassouba, ce dernier évoquant « une étape importante dans le développement du secteur minier guinéen ». L’accord, qui devrait concrètement se traduire par le démarrage du plus grand projet d’exploitation minière industrielle du pays, comprend notamment la construction d’une voie ferrée de 650 km et d’un port en eau profonde. Le coût total du projet est estimé à 14 milliards de dollars et devrait rapporter 15 milliards de dollars de recettes cumulées à la Guinée sur les 25 ans de sa durée de vie.

Le Togo, premier exportateur de produits agricoles bio de la CEDEAO vers l’UE

Considérée comme l’une des priorités du Plan national de développement, la filière agricole togolaise peut d’ores et déjà se féliciter d’une première victoire symbolique : selon les derniers chiffres publiés par la Commission européenne, le Togo est devenu en 2019 le premier exportateur de produits agricoles bio de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) vers l’Union européenne (UE) et le second à l’échelle du continent, après l’Egypte. Mieux, le petit pays d’Afrique de l’Ouest (56 000 km2 pour 8,6 millions d’habitants) a vu ses volumes expédiés vers l’UE plus que doublé (+ 102 %) entre 2018 et 2019, ses exportations de produits agricoles biologiques vers cette destination passant de 22 000 tonnes à près de 45 000 tonnes sur la période.

Libye : la NOC confirme la reprise d’activité de deux champs pétroliers

La National Oil Corporation (NOC), la compagnie pétrolière nationale libyenne, a confirmé lundi 8 juin la reprise de la production des champs de Sharara et El feel suite au retrait des forces de Khalifa Haftar, le maréchal dissident qui s’oppose au gouvernement d’accord national siégeant à Tripoli. Selon l’agence d’information Reuters, qui cite deux ingénieurs pétroliers de la NOC, le champ pétrolifère d’El Feel délivre actuellement une production de 12 000 barils par jour ; un niveau qui devrait être porté à 70 000 barils par jour dans les 14 jours. Quant au champ de Sharara, sa production a recommencé avec 30 000 barils par jour ; un volume qui va être progressivement porté à son plein potentiel (300 000 barils/jour) au cours des trois prochains mois. Une bonne nouvelle assurément pour les finances publiques libyennes : dans son dernier communiqué, la NOC a ainsi rappelé que l’effondrement de la production d’hydrocarbures et la fermeture des ports pétroliers depuis le début de l’année ont fait perdre 5,3 milliards de dollars de recettes au pays.

Les revenus mondiaux du secteur pétrolier pourraient plonger de 40 % en 2020, selon le cabinet Rystad Energy

Actée le 6 juin par les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs alliés de l’alliance OPEP +, la prolongation de la réduction de la production d’or noir pourrait ne pas suffire à relancer à court terme la filière. Dans une note publiée dans la foulée de l’annonce de l’OPEP +, le cabinet spécialisé Rystad Energy estime ainsi que les revenus du secteur des hydrocarbures pourraient plonger de 40 % en 2020, par rapport à 2019. Un effondrement qui, s’il se confirme, pourrait se traduire par une réduction de 25 % des investissements dans le secteur au premier semestre 2020, à 410 milliards de dollars, pronostique Rystad Energy.

SMB-Winning obtient le feu vert définitif pour l’exploitation du projet de Simandou

Découvert dans les années 1990, le gisement de fer du mont Simandou pourrait enfin être mis en valeur prochainement. Le gouvernement guinéen a avalisé le 4 juin, la convention de base pour l’exploitation des blocs 1 et 2 du Mont Simandou par le consortium guinéo-chinois Société minière de Boké (SMB-Winning). L’enjeu : lancer l’exploitation du site minier…

L’IDA accorde un crédit de 160 millions de dollars aux filières agricoles béninoises

Branche de la Banque mondiale dédiée aux pays pauvres, l’Association internationale de développement (IDA) a approuvé un crédit de 160 millions de dollars en faveur du Bénin afin accroître la compétitivité de ses filières agricoles, en particulier celle de l’ananas et de la noix de cajou à l’exportation. L’institution a indiqué notamment que près de 10 000 hectares de plantations d’ananas et 135 000 hectares de plantations de noix de cajou vieillissantes seront remplacés ou nouvellement développés. Quant au volet logistique, les financements décaissés serviront en partie à la construction d’un terminal de fret pour l’entreposage frigorifique des produits périssables et à la réhabilitation de 1 200 km de routes.

En dépit du Covid-19, la sécurité alimentaire africaine devrait être préservée, selon le Cirad

En dépit de la crise sanitaire du Covid-19, la sécurité alimentaire d’une bonne partie du continent africain devrait être sauvegardée. Telle est en substance la conclusion de la dernière étude publiée par le Cirad, le principal organisme de recherche agronomique français. Rendue publique le 2 juin, la note souligne la relative résilience des pays côtiers d’Afrique de l’Ouest — Côte d’Ivoire, Bénin, Togo, face au choc provoqué par l’épidémie de Covid-19. Pour l’expliquer, les équipes du Cirad notent, en premier lieu, que « ces pays produisent beaucoup de manioc, plantain, igname et sorgho qui sont des cultures peu intensifiées et ne mobilisant que très peu d’engrais et de pesticides ». Par ailleurs, et à l’exception de la culture cacaoyère en Côte d’Ivoire et au Ghana, qui a recours à une main d’œuvre frontalière, « la main d’œuvre agricole est restée disponible dans les zones de production malgré les restrictions des déplacements de quelques semaines – couvre-feu, blocus de certaines villes », constatent les auteurs de l’étude. Autant de facteurs qui font qu’au final, « la crise sanitaire aura probablement peu d’impact sur [la production alimentaire de ces pays ]», pronostique le Cirad. Affaire à suivre…

Pour la filière caoutchouc, une sombre année 2020 en perspective

L’enjeu : évaluer l’impact de la crise née du coronavirus sur les filières caoutchouc, notamment en Afrique Selon l’Association des pays producteurs de caoutchouc naturel (ANRPC), la production mondiale de caoutchouc naturel devrait chuter de près de 5 % en 2020, en raison de la crise économique née de la pandémie du Covid-19, qui a provoqué…

L’ivoirien Palmci dévoile une perte annuelle de plus de 5 milliards de francs CFA

Palmci, le fabricant ivoirien d’huile de palme a dévoilé une perte nette de 5,562 milliards de francs CFA (8,3 millions d’euros) au terme de son exercice 2019. Un résultat certes négatif mais en amélioration significative par rapport à 2018, où la société avait annoncé une perte record de 12,612 milliards de francs CFA (18,2 millions…

Le Mali a produit 700 000 tonnes de coton pour la saison 2019/2020

La Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT), l’entreprise publique qui pilote l’ensemble de la filière coton au Mali, a annoncé lundi 1er juin que le pays a produit 700.000 tonnes de coton pour la saison 2019/2020, un chiffre en progression de 6,6 % par rapport à la campagne précédente. Quant à l’objectif visé pour la saison 2020/2021, le directeur général de la CMDT, Baba Berthe, a indiqué tabler sur un volume attendu de 820.000 tonnes. De quoi conforter un peu plus la place du Mali parmi les principaux pays producteurs d’or blanc d’Afrique subsaharienne, aux côtés notamment du Burkina Faso et du Bénin.