Congo : le Nigérian Pelfaco décroche un permis d’exploitation pétrolière

La junior nigériane Pelfaco a signé mardi 11 juin, à Brazzaville, un accord de partage de production avec la Société des pétroles du Congo (SNPC) sur le champ pétrolier de Sounda.

Représentée par son président-directeur général Gési Asamaowei, présent lors de la signature, la société nigériane, premier opérateur pétrolier africain à entrer dans le secteur congolais des hydrocarbures, table sur une production de trente-deux millions de barils de pétrole au cours des vingt-cinq prochaines années. « La signature de ce CPP (contrat de partage de production, NDLR) consacre l’aboutissement heureux d’une longue période de discussions et de négociations avec un partenaire très particulier, dont l’expertise aussi bien technique que financière est internationalement établie », a pour sa part déclaré, au nom du ministre des Hydrocarbures Jean-Marc Thystère Tchicaya, Marcelin Dibou, son directeur de cabinet. D’une superficie de 134,20 km2 avec une profondeur d’eau moyenne de 500 m, le permis d’exploitation Sounda est issu de l’ancien permis Marin VI, situé dans la zone offshore congolaise (sud du pays).

Gési Asamaowei, PDG de Pelfaco
Crédit photo : Commonwealth of Nations

Attribué initialement à Eni Congo en avril 1997, le permis d’exploitation avait été remis à l’État en 1998. Celui-ci l’a par la suite confié à la SNPC qui, pour mettre en valeur ce permis, a finalement choisi de s’associer avec Pelfaco, au travers de sa filiale dénommée Pelfaco Congo Limited.

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Une annonce qui ne devrait cependant pas modifier la hiérarchie des sociétés productrices d’or noir au Congo-Brazzaville : les trois quarts de la production continuent d’être fournis par Total E&P et ENI-Congo, suivis de loin par le Franco-Britannique Perenco (environ 15 %) et une myriade de plus petits opérateurs (SNPC, Pelfaco, Africa Oil & Gas, Anglo African Oil & Gas…). Il s’agit du deuxième contrat de partage de production signé depuis le début de l’année, après l’attribution début mars à la société américaine Kosmos Energy du permis Marine XXI, un bloc situé en offshore très profond (3 000 m).