Le sucrier francais Tereos sabre dans ses activités africaines

Touché de plein fouet par la chute des cours, le sucrier a confirmé la cessation prochaine de ses activités en Afrique du Sud et au Kenya.

Avec un prix divisé par deux depuis trois ans, la chute des cours du sucre continue de faire des victimes au sein de la filière. À l’image des difficultés rencontrées par nombre de ses pairs, le groupe français Tereos, deuxième sucrier mondial, a annoncé jeudi 29 août qu’il allait mettre fin à ses opérations en Afrique du Sud et au Kenya d’ici fin mars 2020, dans le cadre d’un réexamen de sa stratégie globale. « Tereos Commodities envisage de développer son organisation dans certaines zones géographiques. [Un développement, ndlr] qui sera réalisé en fermant ses bureaux en Afrique du Sud et au Kenya, et en mettant fin à ses activités de commerce et de distribution dans ces pays, le 31 mars 2020 au plus tard », justifie ainsi la société dans un communiqué.

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Une réduction de voilure africaine qui tranche sensiblement avec les ambitions initiales de Tereos. Lors de l’ouverture de son bureau commercial à Nairobi en 2016, l’entreprise déclarait alors que « son objectif était de répondre à la demande croissante de sucre en Afrique ». Depuis, la conjoncture exécrable du marché mondial du sucre, affecté notamment par une forte augmentation de l’offre liée à la fin, en 2017, des quotas instaurés dans l’Union européenne, aura eu raison de ce tropisme africain. Le groupe français a par ailleurs restructuré certaines de ses autres activités internationales au cours des derniers mois.

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Propriétaire notamment des marques La Perruche et Beghin Say, Tereos, touché comme d’autres opérateurs sucriers par la chute brutale des cours et la disparition du filet de sécurité européen, a annoncé à la mi-juin un chiffre d’affaires annuel en repli de 7 %, à 4,43 milliards d’euros, tandis que ses résultats plongeaient dans le rouge avec une perte de 242 millions d’euros pour l’exercice fiscal clos le 31 mars.