RDC : Albert Yuma Mulimbi confirmé à la tête de la Gécamines

Président du conseil d’administration de la Générale des carrières et des mines (Gécamines) depuis 2010, Albert Yuma Mulimbi a été reconduit dans ses fonctions par le président Félix Tshisekedi.

La reconduction de Yuma Mulimbi, actée par ordonnance présidentielle, a été dévoilée ce lundi 3 juin dans la soirée sur les antennes de la Radio télévision nationale congolaise. Une annonce qui semble avoir surpris nombre d’observateurs, beaucoup gardant à l’esprit le récent camouflet dont a fait l’objet le président de la Fédération des entreprises du Congo : proposée pour le poste de Premier ministre par Joseph Kabila, la candidature d’Albert Yuma Mulimbi avait été rejetée par le Chef de l’État.

Mais au-delà des contingences politiques, d’aucuns estiment que cette reconduction traduit la relative satisfaction du nouveau pouvoir quant aux actions déjà amorcées. De fait, dans le sillage de la mise en œuvre du nouveau code minier congolais, lancé en 2018 et plus contraignant vis-à-vis des opérateurs de la filière, Albert Yuma a progressivement haussé le ton à l’encontre de ses partenaires étrangers, dans le but d’obliger ces derniers à s’investir davantage financièrement. Une tactique qui, pour l’heure, semble payer. En 2018, deux premiers dossiers ont été réglés avec Katanga Mining – filiale du suisse Glencore – et Boss Mining – filiale du kazakh ERG –, les deux entreprises ayant été tenues de verser respectivement 150 et 30 millions de dollars de pas-de-porte. En attendant d’autres cibles potentielles. La direction générale de la Gécamines a quant à elle été confiée à Sama Lukonde Kyenge, ancien ministre des Sports. 

Unité de production de la Gécamines
Crédit photo : Gécamines

Héritière de l’Union minière du Haut-Katanga, la Gécamines est détenue à 100 % par l’État congolais et concentre ses activités autour de la prospection, la recherche et l’exploitation de réserves minières. La société est historiquement basée à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, et est le principal contributeur au budget de l’État congolais.