Zambie : Vedanta Resources lance une procédure d’arbitrage pour récupérer la mine de Konkola

Engagé dans un bras de fer avec l’État zambien pour le contrôle de la mine de cuivre de Konkola, le groupe minier Vedanta Resources confirme avoir déposé une demande d’arbitrage.

Pour l’homme d’affaires indien Anil Agarwal, qui a bâti l’entreprise Vedanta Resources pour en faire une multinationale minière (cuivre, zinc, aluminium), l’heure de la contre-attaque a sonné dans son conflit l’opposant aux autorités zambiennes. Après que la Haute-Cour d’Afrique du Sud ait ordonné la semaine dernière au gouvernement zambien de suspendre la vente des parts détenues par Vedanta Resources dans la mine de cuivre de Konkola (79,4 % du capital), au motif que le « requérant (Vedanta Resources) a une crainte raisonnable de préjudice », la compagnie a confirmé par communiqué, mercredi 31 juillet, le lancement d’une procédure de demande d’arbitrage. Pour Vedanta Resources, qui redoute que la justice zambienne ne soit aux ordres du pouvoir politique, l’objectif consiste à ce que son différend avec la ZCCM (Zambia Consolidated Copper Mines, la holding publique qui contrôle les 20,6 % du capital restant de la mine de Konkola) soit, selon les termes du communiqué, « réglé en conformité avec les règles édictées par la commission des Nations Unies pour le droit commercial international (CNUDCI) ». Un sentiment qui fait écho aux conclusions du jugement de la Haute-Cour d’Afrique du Sud, cette dernière indiquant qu’« il n’y [avait] aucune chance que la situation des requérants s’améliore devant les tribunaux zambiens ».

Complexe minier de Konkola, en Zambie
©Konkola Copper Mines

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Reste à voir comment réagiront les autorités de Lusaka, qui ne se sont pour l’heure pas exprimées sur ce nouveau développement. Pour rappel, accusant Vedanta Resources d’avoir violé les termes de sa licence en Zambie, l’État avait nommé en mai un liquidateur pour gérer les opérations de la mine de Konkola, filiale de l’entreprise indienne dans le pays.