Par ressources-magazine

La Sonatrach continuera de vendre son gaz au français Engie

La Sonatrach a annoncé mardi avoir renouvelé ses contrats d’exportation de gaz avec le groupe français Engie. Dans son communiqué, l’entreprise publique pétrolière et gazière algérienne a indiqué qu’il s’agissait d’accords à moyen et long termes, et relatifs à la livraison de gaz naturel brut et de gaz naturel liquéfié (GNL). « À travers ces accords, les deux parties confirment et consolident leur partenariat de long terme. Sonatrach livrera des volumes de gaz naturel sous forme de gaz gazeux en entrée du gazoduc Trans-méditerranéen, ainsi que du gaz naturel liquéfié (GNL) notamment au terminal méthanier de Fos Tonkin, situé en France », précise la note précitée. À noter que l’annonce intervient quelques jours après la nomination de Kamel Eddine Chikhi au poste de directeur général du groupe pétrolier algérien. Les ventes d’hydrocarbures représentent une source essentielle de revenus pour l’Algérie (70 % du budget étatique), mais elles sont en baisse depuis la chute des prix du pétrole en 2014.

Coton : la Côte d’Ivoire s’attend à une campagne 2019/2020 record

La production cotonnière ivoirienne devrait atteindre un niveau record de 510 000 tonnes pour la campagne 2019/2020, contre 468 000 tonnes lors de la saison précédente, a annoncé ce mercredi l’association des égreneurs ivoiriens. Un niveau qui conforte la place du pays au rang de quatrième producteur ouest-africain, derrière le Mali (729 000 tonnes), le Burkina Faso (612 000) et Bénin (598 000). Cité par l’agence Reuters, Christophe N’Dri, secrétaire exécutif de l’association, a expliqué cette bonne performance par le fait que « les pluies [avaient] été bonnes pendant les semailles » et que « les agriculteurs [avaient] reçu les intrants dont ils avaient besoin ». De quoi conforter les autorités ivoiriennes dans leur ambition de viser une production annuelle de 600 000 tonnes dès 2020. La campagne cotonnière dans ce pays d’Afrique de l’Ouest s’étend de mai à avril, avec des semis d’avril à juin et des récoltes d’octobre à janvier. L’égrenage et la commercialisation ont lieu de novembre à avril.

Guinée : Sycamore Mining reprend la mine d’or de Kiniero

À l’arrêt depuis 2012, la mine d’or guinéenne de Kiniero pourrait prochainement redémarrer ses opérations. Le ministère des Mines et de la Géologie a signé ce mardi 19 novembre un accord-cadre avec la société Sycamore Mining, qui a fait part de son intention de réaménager le site, situé dans l’est du pays, pour un investissement de 35 millions de dollars. Sycamore et trois autres entreprises minières avaient lancé une offre de rachat pour la mine, qui n’était plus en production depuis que l’opérateur canadien Semafo s’en était désengagé. Selon les détails de l’accord, Sycamore créera une filiale locale pour mener une étude de faisabilité dans les 180 jours, à la suite de quoi le gouvernement accordera une licence d’exploitation.

Kenya : la production de thé fléchit

La production de thé au Kenya a atteint 316 800 tonnes au cours des neuf premiers mois de l’année, en baisse de 8,5 % par rapport à la même période de l’année précédente, a rapporté ce mardi le Tea Directorate, le régulateur kényan de la filière. Un fléchissement de production causé notamment par des conditions climatiques défavorables mais qui n’a pour l’heure eu aucune incidence sur le cours moyen du thé. Selon l’East African Tea Trade Association (EATTA), l’organisation faîtière représentant les intérêts de la filière dans la sous-région, le prix moyen du thé lors de la vente aux enchères hebdomadaire dans la ville portuaire de Mombasa a glissé à 2,19 dollars le kilo au cours de la période, contre 2,65 dollars lors de la même période l’an dernier.

L’OCP construira une usine d’engrais au Nigeria d’ici fin 2023

L’Office chérifien des phosphates (OCP) prévoit de mettre en service une usine d’ammoniac au Nigeria d’ici fin 2023, a annoncé en fin de semaine dernière Mohammed Hettiti, directeur d’OCP Nigeria, en marge d’une conférence à Rabat. Estimée à 1,3 milliard de dollars, avec une capacité de production annuelle de 750 000 tonnes d’ammoniac et 1 million de tonnes d’engrais, l’installation sera établie dans le sud-est du Nigeria, où les fournisseurs de gaz ont été identifiés, a indiqué le dirigeant, sans donner toutefois plus de détails. Il a toutefois été précisé que l’ammoniac produit- un ingrédient essentiel dans la transformation du phosphate en engrais dérivés- sera exporté vers l’usine marocaine de Jorf Lasfar, tandis que le royaume chérifien fournira en contrepartie de l’acide phosphorique. OCP, qui fournit déjà plus de 90% de la demande en engrais du Nigéria, avait signé un protocole d’accord en juin 2018 pour la construction de l’usine avec le Sovereign Investment Authority du Nigéria.

Hydrocarbures : coup d’essai, coup de maître pour le Ghanéen Springfield E & P

Nommée l’une des entreprises les plus inspirantes du continent par la London Stock Exchange, la société ghanéenne Springfield Exploration & Production a affirmé être entrée dans l’histoire en devenant le premier groupe énergétique africain indépendant à découvrir du pétrole en eaux profondes (3 323 m), au large des côtes ghanéennes. L’annonce a été faite ce dimanche par son PDG Kevin Okyere, lors d’une interview au Financial Times. Les deux découvertes, qui devraient être précisées et officialisées dans les prochains jours, font suite à une campagne de forage entamée le 7 octobre, et totalisent 1,2 milliard de barils de brut (dont 30 à 35 % d’huile légère et récupérable) ainsi que des quantités de gaz naturel commercialement viable, dans le bloc West Cape Three Points Block 2 – opéré sans succès par le Texan Kosmos Energy et restitué aux autorités en 2016 après un long contentieux avec le gouvernement – qui, selon M. Okyere, sera plus important encore que le gisement de Jubilee. Si ces chiffres se confirment, ils pourraient considérablement booster la production pétrolière du Ghana, qui table sur 250 000 barils/jour en 2020, ce qui en ferait le 4e plus grand producteur d’Afrique subsaharienne. Springfield a déclaré avoir déjà eu des discussions avec des partenaires potentiels et ne pas exclure un appel public à l’épargne à Londres ou à New York afin de collecter des fonds pour le développement financier et technique du domaine.

Mines : AngloGold Ashanti suspend ses opérations aurifères en Guinée

Dans un communiqué rendu public ce vendredi 15 novembre, la direction générale de la SAG (Société aurifère de Guinée), filiale du groupe minier sud-africain AngloGold Ashanti, a annoncé l’arrêt de ses activités aurifères dans la préfecture de Siguiri. Une décision consécutive à la manifestation, ce même jour, des habitants de la localité de Fatoya, qui ont envahi le site, dressé des barricades et perturbé la production afin d’exiger le goudronnage d’une route, promesse aux populations locales que la SAG n’aurait pas honorée. Bien que la compagnie soit en pourparlers avec les chefs communautaires pour résoudre le conflit, il semble qu’elle ait décidé, sur instruction du siège, de cesser progressivement ses opérations minières à Siguiri, où les crises à répétition ont fini par constituer une menace aux personnes et aux biens. La suspension met fin à toutes les activités d’extraction, de sondage et de contrôle des sols, et gèle également les contrats de sous-traitance et de prestation. Seul un service minimum sera assuré dans chaque département, jusqu’à l’arrêt définitif des opérations de la mine, qui a produit 242 000 onces (6,9 tonnes) d’or en 2018.

Niger : bientôt 3 millions d’arbres vertueux à Niamey

C’est l’un des grands projets inscrits au calendrier de l’année 2020, discutés durant la session ordinaire du conseil de la délégation spéciale de la ville de Niamey au titre de l’année 2019, tenue du 12 au 15 novembre derniers. Dans le discours qu’il a prononcé lors de la cérémonie de clôture, le maire central et président de cette délégation, M. Mouctar Mamoudou, a ainsi annoncé que les autorités niaméyennes prévoyaient de planter jusqu’à 3 millions d’arbres en 2020, au bénéfice sanitaire et social des populations. En effet, en plus de réduire la température ambiante et d’atténuer la pollution atmosphérique, ces espaces verts (dont arbres fruitiers et jardins maraîchers) permettront aussi de développer une agriculture urbaine et périurbaine pourvoyeuse d’emplois à destination des femmes et de la jeunesse. À la tête de la capitale nigérienne depuis un peu plus de 2 ans, Mouctar Mamoudou se distingue par le dynamisme avec lequel il met en œuvre le programme « Niamey Nyala » (Niamey la Coquette), dont il est également haut commissaire. À cet égard, il a été élu « Meilleur administrateur africain des collectivités locales » (Top 100 des maires) à l’occasion du PADEV (prix africain du développement, organisé par la Fondation 225), dont la 14e édition a eu lieu en août à Kigali.

Le Nigeria, le Bénin et le Niger font front commun contre la contrebande

À l’issue du comité tripartite tenu ce jeudi au siège de la CEDEAO à Abuja afin d’aborder les points de tension créés par la fermeture partielle des frontières terrestres du Nigeria – effective depuis fin août, la première puissance économique ouest-africaine, le Bénin et le Niger ont annoncé la formation de patrouilles frontalières communes anti-contrebande. Composée des services de police, douane, immigration, marine et sécurité étatique de chacun des trois pays, cette force d’intervention, qui doit se réunir les 25 et 26 novembre prochains à Abuja pour faire part de ses recommandations concernant la réouverture des frontières, aura pouvoir d’arrêter toute personne en infraction et de la transférer aux autorités compétentes de l’un des trois pays aux fins d’enquête et de poursuites judiciaires. Au-delà de la lutte contre la contrebande – particulièrement du riz et du pétrole, sa mission s’étendra également aux autres articles et produits illicites, ainsi qu’au trafic d’êtres humains. Elle inclura en outre le partage d’informations et de renseignements sur la circulation des biens, des services et des personnes entre les trois pays. Les délégués présents à la rencontre du 14 novembre ont par ailleurs convenu que les ministres des Finances et du Commerce des pays concernés mettraient en place un comité chargé de promouvoir le commerce intrarégional, et déclaré qu’ils veilleraient à ce que les personnes franchissant leurs frontières arborent les documents de voyage reconnus par le bloc régional de la CEDEAO.

Les députés algériens adoptent la très impopulaire loi sur les hydrocarbures

L’Assemblée nationale algérienne a adopté ce jeudi 14 novembre le projet de loi sur les hydrocarbures, qui assouplit les règles fiscales et juridiques du secteur en vue de rendre celui-ci plus attractif aux investisseurs étrangers. Une libéralisation de la filière qui passe mal auprès de l’opinion publique. Depuis son adoption en Conseil des ministres, le 14 octobre, le texte a suscité une virulente contestation dans le pays, la rue algérienne accusant notamment les autorités de « brader » la richesse nationale aux multinationales étrangères. De fait, un 39e vendredi de mobilisation est annoncé dans la journée, où les manifestants devraient de nouveau contester l’adoption de la loi sur les hydrocarbures. L’agence de presse officielle APS a par ailleurs annoncé, le même jour que l’adoption du projet de loi, le limogeage du PDG du géant public des hydrocarbures algérien Sonatrach, Rachid Hachichi, sans en préciser toutefois les raisons.

La Côte d’Ivoire lance un recensement agricole annuel plus détaillé

Le ministère ivoirien de l’Agriculture et du Développement rural va lancer des modules complémentaires au recensement des exploitants et de leurs exploitations agricoles (REEA) dans le but de compléter les bases de données déjà détenues par l’Etat. L’annonce a été faite en fin de semaine dernière à Yamoussoukro, par le ministre lui-même, Kobenan Kouassi Adjoumani. Le responsable politique a par ailleurs précisé que la collecte des données sur le terrain par les agents recenseurs durera environ quatre mois, et sera répétée tous les ans à partir de la prochaine campagne agricole sur toute l’étendue du territoire national. Ce travail complémentaire au REEA devrait notamment permettre d’avoir des données détaillées sur les rendements, les productions brutes, les pertes post-récoltes, les stocks paysans et les prix bord-champ, les activités et les pratiques agricoles sur la production végétale, l’élevage, la sylviculture, l’aquaculture et la pêche, les aménagements et les équipements agricoles, l’utilisation des engrais et des produits phytosanitaires l’irrigation, ainsi que la main-d’œuvre agricole.

Guinea: SMB-Winning gains a foothold in the Simandou iron orebody

The Guinean-Chinese consortium Société minière de Boké (SMB-Winning) obtained on Wednesday 13 November the reallocation of Blocks 1 and 2 of the largest iron ore deposit on the African continent, Mount Simandou. Previously controlled by the Israeli mining operator Beny Steinmetz Resources Group (BSGR) – which settled years of disputes with the Guinean government in…

Le Zimbabwe hausse le ton contre les opérateurs miniers indélicats

Le Zimbabwe appliquera avec vigueur une politique visant à contraindre les entreprises à développer leurs actifs miniers et à ne pas conserver leurs terres à des fins spéculatives, a déclaré ce mercredi le ministre des Mines, Winston Chitando. Présent lors d’une réunion de l’industrie minière à Harare, le responsable politique a justifié cette fermeté en rappelant que certains opérateurs n’avaient pas investi dans les concessions qu’ils détenaient depuis les années 60. Une situation inacceptable pour le ministre, qui a par ailleurs estimé que le gouvernement avait fait preuve de laxisme dans l’application de sa politique « utiliser ou perdre », qui consiste pour les entreprises minières à effectivement devoir exploiter les actifs miniers acquis sous peine de se voir retirer leurs droits. Le Zimbabwe abrite les secondes plus importantes réserves connues de platine ainsi que d’importants gisements de lithium, d’or et de diamants.

Le FIDA va financer des marchés agricoles intégrés au Bénin et au Togo

Le Bénin et le Togo disposeront prochainement de marchés agricoles intégrés, un projet régional évalué à 58 milliards de francs CFA (100 millions de dollars) et qui sera notamment financé par le Fonds international de développement agricole (Fida). Un protocole d’accord a été signé mardi 12 novembre à Grand-Popo (sud-ouest du Bénin) en présence du ministre togolais en charge de l’Agriculture, Noël Koutéra Bataka, de son homologue béninois, Gaston Cossi Dossouhoui, et du Directeur de la Division Afrique de l’Ouest du Fida, Lisandro Martin. Selon les détails communiqués, c’est quatre à six marchés de regroupement qui devraient être installés le long de la frontière. L’annonce de la signature fait suite à une enquête réalisée par le Fonds international de développement agricole (Fida) au Togo et au Benin, et mise en œuvre dans le cadre de son Programme régional intégré des marchés agricoles (Prima).

De Beers continue de souffrir d’une demande atone

Le diamantaire De Beers a annoncé ce mercredi avoir réalisé 390 millions de dollars de chiffre d’affaires lors de son dernier cycle de ventes aux enchères, tenu au début du mois. Un montant supérieur à celui enregistré lors du précédent cycle (297 millions de dollars) mais néanmoins en-deçà des volumes d’activité habituellement constatés au cours de cette période de l’année, nombre d’opérateurs de la filière ayant eu à abaisser leurs prix récemment pour relancer une demande atone. Le minier sud-africain a pour sa part indiqué avoir réduit ses prix d’environ 5 % et offert « davantage de flexibilité » à ses acheteurs, lors du dernier cycle de vente. La société organise 10 ventes annuelles de diamants à Gaborone, la capitale du Botswana et les acheteurs, appelés sightholders, doivent généralement accepter le prix et les quantités proposées. « […]Les conditions de marché étant toujours en cours de rééquilibrage, nous avons offert aux sightholders davantage de flexibilité […]pour fournir un soutien », a justifié le PDG de De Beers, Bruce Cleaver, dans un communiqué.

Ghana reaps first results of new cocoa price agreement

Following the agreement to establish a subsistence income differential of $400 per tonne, Ghana confirmed that it had sold nearly 200,000 tonnes of cocoa for the 2020/21 season. After several months of wrestling with the world’s major cocoa traders and the agreement reached at the end of October to establish a subsistence income differential (SIR)…

Le Kenya profite d’une production record de riz pour en importer moins

Selon les estimations du Water Services Regulatory Board (WASREB), le conseil de supervision kényan des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement, le Kenya devrait réduire cette année ses importations de riz de 36 %, à la suite d’une très forte hausse de la production récoltée sur les principaux périmètres irrigués du pays. Cité ce mardi par les médias locaux, le secrétaire principal du WASREB, Joseph Irungu, a ainsi indiqué que le Kenya prévoyait une production domestique de 240 000 tonnes de riz, soit près du double de la production de l’année précédente. Une récolte sensiblement au-dessus de la moyenne et que les services du National Irrigation Board (NIB) attribuent en premier lieu à « une forte extension de la superficie dévolue à la culture (du riz, ndlr) », notamment dans la région de Bura (Sud-Est du pays).

Le syndicat sud-africain AMCU trouve un terrain d’entente avec les opérateurs miniers

L’Association of Mineworkers and Construction Union (AMCU), le plus grand syndicat sud-africain d’extraction de platine, a conclu une série d’accords salariaux avec les opérateurs miniers Anglo American Platinum, Impala Platinum et Sibanye-Stillwater, a annoncé ce mardi le syndicat dans un communiqué envoyé aux médias. La cérémonie de signature proprement dite aura lieu ce mercredi à Muldersdrift, une ville située au cœur de la ceinture minière du platine en Afrique du Sud, à 30 km au nord-ouest de Johannesburg. Le syndicat négociait avec les plus grands mineurs de platine du pays depuis juin et avait renvoyé en octobre le différend avec Anglo American Platinum et Sibanye-Stillwater à un organe gouvernemental de résolution des conflits.

Le Ghana obtient un prêt de 600 millions de dollars pour son cacao

Le Ghana a signé un accord de prêt de 600 millions de dollars avec la Banque africaine de développement (BAD) et le Credit Suisse afin de stimuler son filière cacao, a-t-on appris ce mardi 12 novembre. Selon les détails communiqués, le pays recevra 250 millions de dollars de la part d’un groupe d’institutions de développement, dirigées par la Banque africaine de développement, tandis que le Credit Suisse sera chargé de lever 350 millions de dollars auprès d’établissements bancaires traditionnels. Les fonds obtenus devraient aider le Cocobod, le régulateur de la filière cacao ghanéenne, à fournir un fonds de roulement aux entreprises locales de transformation et à financer de nouveaux entrepôts de stockage des fèves. Le prêt financera par ailleurs un programme visant à remplacer les arbres vieillissants et à détruire les plantations infectées par le virus du « swollen-shoot », une maladie virale dont l’un des symptômes visibles est le gonflement des pousses de cacao.

Côte d’Ivoire : 8 000 enfants sortis des plantations de cacao entre 2012 et 2019

C’est le chiffre qu’a avancé la ministre de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, Ramata Bakayoko Ly, en fin de semaine dernière à l’occasion de la 13e tribune de l’Agence ivoirienne de presse, précisant que ces enfants avaient été « remis à leurs familles » et que le gouvernement « [avait] pris des dispositions pour qu’ils soient scolarisés ». Des progrès rendus possibles entre autres grâce aux actions engagées depuis 2012 par les autorités, avec notamment la mise en place du Comité national de surveillance et du Comité interministériel, la loi sur l’école obligatoire, et la création d’unités de police spécialisées dans…

Le bout du tunnel pour la NOC libyenne ?

La National Oil Coporation (NOC), la compagnie pétrolière nationale libyenne, a annoncé ce dimanche 9 novembre que ses revenus en octobre avaient progressé de 21%, pour atteindre 2,2 milliards de dollars, contre 1,8 milliard de dollars en septembre. « Malgré la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays, la National Oil Corporation a pu augmenter ses ventes et maintenir ses activités de production », a expliqué le président de la société, Mustafa Sanallah, dans un communiqué. Une allusion claire au récent coup de pouce financier de l’Etat libyen, venu à la rescousse de l’entreprise. Début octobre, les autorités du pays ont alloué 1,5 milliard de dinars libyens (1,06 milliard de dollars) à la NOC afin de maintenir sa production pétrolière en 2019-2020, l’entreprise publique ayant tiré, peu de temps auparavant, la sonnette d’alarme sur sa situation pécuniaire, alors extrêmement précaire.

Hydrocarbures : Tullow Oil conclut un accord de levés sismiques dans l’onshore ivoirien

C’est le groupe pétrolier et chimique chinois Sinopec Geophysical Corporation (SGC) qui remporte ce contrat de relevés sismiques 2D, portant sur 7 licences d’exploration contigües opérées par la compagnie anglo-irlandaise le long du littoral ivoirien. Réparties sur un linéaire de 1 500 km, celles-ci chevauchent le système de failles est-ouest du réseau lagunaire. La campagne sismique, qui devrait démarrer sous peu, mobilisera une équipe de quelque 800 personnes en tout et durera probablement près d’un an, en raison de la nature particulièrement complexe de ce chantier. La localisation des licences pose en effet problème, de par la présence à proximité de lagunes, d’aires naturelles sensibles, de pipelines et de zones urbaines plus ou moins développées. Néanmoins, selon les sources proches du dossier, cette étude sismique servira de base à une campagne de forage prévue pour débuter dès 2022.

Le Gabon va solliciter un nouveau prêt du FIDA pour financer le développement agricole et rural

Le projet de loi autorisant l’État gabonais à contracter un emprunt de 3,5 milliards FCFA (5 431 000 euros) auprès du Fonds international de développement agricole a été adopté ce 7 novembre en conseil des ministres. Le produit de cet emprunt est destiné au financement de la seconde phase du Projet de développement agricole et rural (PDAR2). D’abord mis en œuvre dans la province du Woleu-Ntem entre 2006 et 2017, celui-ci s’étendra dans sa seconde phase à la Ngounié et l’Ogooué-Ivindo. Le PDAR est un programme qui vise la réduction de la pauvreté en milieu rural par la diversification et l’augmentation des revenus des populations ainsi que l’amélioration de leurs conditions de vie. Plus précisément, il consiste à développer les filières porteuses prioritaires au bénéfice des groupes cibles, en renforçant d’une part les capacités des acteurs de ces filières, et de l’autre, celles des institutions en charge de l’appui au monde rural. Cofinancé à hauteur de 13 milliards FCFA par le Gabon et le FIDA, ce projet devrait permettre de couvrir 7 000 ménages, soit 20 000 personnes environ.

Énergies fossiles : en avant toute !

C’est ce qui ressort des 25e Rencontres africaines du pétrole s’achevant ce jour au Cap, matérialisées par une volonté globale de développer plein pot les énergies fossiles sur le continent, au détriment assumé du changement climatique, très peu abordé à l’occasion de ce rendez-vous annuel. Pour la plupart des panellistes en effet, pas question de limiter l’expansion des combustibles fossiles, bien que l’Agence internationale de l’énergie ait mis en garde contre l’instabilité des revenus liés aux hydrocarbures, et insisté sur l’importance du renouvelable pour satisfaire la demande à long terme. Si les pressions exercées par les investisseurs et les gouvernements ont sensiblement modifié l’approche pétrolière en Europe, les dirigeants africains présents au Cap ont, eux, loué les bienfaits du gaz, du pétrole et même du charbon comme catalyseurs du développement sur un continent où quelque 600 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité. Il faut dire que jusqu’ici, l’Afrique a contribué pour une part infime aux émissions responsables du changement climatique : pas question, donc, de payer pour les « péchés » des autres. Selon le site CarbonBrief, depuis le 18e siècle, tous les pays africains réunis ont émis 7 fois moins de dioxyde de carbone que la Chine, 13 fois moins que les États-Unis et 18 fois moins que les pays européens combinés. Reste à espérer que le continent ne comble jamais ce retard…

Mines : partenariat gagnant-gagnant pour l’État togolais et le magnat nigérian Aliko Dangote

Jeudi 7 novembre, Dangote Industries Limited (DIL) a signé deux accords de partenariat avec l’État togolais. Le premier, estimé à 2 milliards de dollars et censé débuter d’ici fin 2019, porte sur la valorisation et la transformation du phosphate togolais (figurant parmi les principaux producteurs du continent, le Togo renferme plus de 2 milliards de tonnes de phosphate dans son sous-sol) en engrais phosphatés à destination de l’Afrique de l’Ouest ; selon les deux parties prenantes, sa mise en œuvre générera plusieurs milliers d’emplois directs. Le second, d’un coût de 60 millions de dollars, prévoit l’ouverture d’une usine de production de ciment à partir de clinker togolais et nigérian. Avec une capacité annuelle projetée de 1,5 million de tonnes et la création de 500 emplois à la clé, cette unité industrielle permettra de répondre aussi bien à la demande locale qu’à celle des pays limitrophes. Les travaux de construction devraient démarrer au 1er trimestre 2020 pour une mise en service avant la fin de l’année.