Le sésame et le sorgho rejoignent la cote de la bourse ghanéenne des matières premières agricoles

Lancée il y a tout juste un an, la Ghana Commodity Exchange (GCX) a démarré cette semaine la négociation du sorgho et du sésame. La bourse ghanéenne des matières premières agricoles porte ainsi à cinq le nombre des produits agricoles échangés sur sa plateforme, aux côtés du soja et du maïs blanc et jaune.

« Tout comme il l’a fait avec la chaîne de valeur du maïs et du soja au Ghana, GCX vise à apporter une valeur accrue au sorgho et au sésame en apportant des solutions efficaces aux défis qui affectent l’infrastructure agricole du pays en ce qui concerne ces produits », a indiqué la GCX dans son communiqué, publié le 4 novembre. Ce n’est pourtant pas ces deux matières premières agricoles qui avaient initialement les faveurs de la bourse ghanéenne. Dans une communication datée de début septembre, la GCX annonçait ainsi qu’elle coterait le riz paddy d’ici la fin de l’année. Les circonstances en ont décidé autrement, la bourse ayant rencontré un fort intérêt des agriculteurs, négociants et autres acteurs de la chaîne de valeur pour la négociation du sésame et du sorgho.

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De fait, une bourse des matières premières agricoles a pour elle bien des atouts à faire valoir. Pour les producteurs, elle offre une transparence sur les prix du marché, sécurise le paiement de leurs ventes et renforce leur capacité de financement grâce aux certificats de dépôt (la marchandise entreposée sert de collatéral pour obtenir un financement, NDLR). Sur ce point spécifique, la GCX, en partenariat avec l’ARB Apex Bank, a mis en place fin octobre un programme de financement des récépissés d’entrepôt électroniques qui devrait bénéficier à environ 200 000 agriculteurs au cours de la première année de son lancement. Quant aux acheteurs, ils se verront garantir un certain niveau de qualité, tout en abaissant les coûts de transaction et de transport grâce au système des entrepôts certifiés. La direction de la GCX a par ailleurs rappelé que les deux nouveaux produits cotés « ont une grande tolérance à la sécheresse, ce qui en fait des investissements viables, capables de remplacer l’orge utilisée dans l’industrie brassicole, ce qui en fait un atout précieux sur le marché international ».